La scandaleuse obligation du vaccin contre le méningocoque C

La scandaleuse obligation du vaccin contre le méningocoque C sur l’obligations du prévenar et du vaccin méningocoque C.

Consultez cet article pour vous informer.

Eléments de réponse à l’Inserm : « Que dit la science à propos des 11 vaccins obligatoires ? »

Eléments de réponse à l’Inserm qui clame pompeusement : « Que dit la science à propos des 11 vaccins qui seront obligatoires en France en 2018 pour tous les enfants ? »[2]

« Science sans conscience n‘est que ruine de l’âme. » Rabelais 1532

«  il faut garantir la qualité de l’expertise publique, il ne saurait être question de nier les problèmes majeurs liés aux conflits d’intérêts et à la pratique de certains praticiens, minoritaires, qui obtiennent de leurs liens avec l’industrie une deuxième source de revenus parfois pérenne et même supérieure à leur salaire public. » ( rapport au sénat) [4] de 2016

 

L’INSERM a publié le 18/12/2017 un document intitulé : « Que dit la science à propos des 11 vaccins qui seront obligatoires en France en 2018 pour tous les enfants ? »

Interrogeons-nous d’abord sur la formulation péremptoire de ce titre ! La science a bon dos, mais n’est-elle pas trahie d’emblée ? N’est-elle pas, depuis des siècles, jumelle, inséparable, indissociable même, du doute qui la fait avancer, réfutant des certitudes des décennies passées, les remplaçant par d’autres informations indubitables pour quelques temps ..

Rappelons ce texte de Marie-Neige Cordonnier [5] à propos du doute fertile où tout est dit :

« Commentant un Aristote tout nouvellement introduit dans le cursus universitaire, Thomas d’Aquin (1224-1274) insiste sur l’importance du doute [6]. S’il est déjà étonnant qu’un théologien prône cet état d’esprit, son argumentation utilitariste est inattendue : 1) le doute définit le débat et en fixe le but, 2) le doute prépare à celui des autres et, enfin 3) il est préférable de raisonner que d’accepter les yeux bandés l’argument d’autorité.

Voilà qui présage de l’argumentation scientifique développée par Descartes quatre siècles plus tard : douter de tout pour mieux construire. Telle est aussi la démarche du chercheur, pour qui le doute du bien-fondé de ses travaux est omniprésent. Tout l’art de Champollion fut de remettre en cause non seulement ses convictions, mais les conclusions de ses prédécesseurs ».

Etrangement, pour l’institut de recherche médicale français, dont on attendrait plus de rigueur, cette brochure ressemble plus à de la propagande pour l’obligation vaccinale rédigée par les services de communication des laboratoires pharmaceutiques et/ou du ministère, qu’à un exposé objectif de faits démontrés par la science.

Curieusement ce document, qui veut représenter LA SCIENCE, n’est pas signé par une personne particulière, et en conséquence relève de la responsabilité civile et pénale du patron de l’INSERM, Yves Lévy. Or qui est Mr Lévy ? L’époux de la ministre de la santé en titre, qui a défendu personnellement le projet devant l’assemblée, le sénat et divers médias.

La publication de ce plaidoyer pro obligation illustre un lourd conflit d’intérêt : le directeur général de l’INSERM, Y. Lévy, mari d’ A. Buzyn, a en effet fait toute sa carrière de chercheur dans l’étude et la mise au point de vaccins[7] et ses nombreuses fonctions et présidences actuelles mettent en évidence, au minimum, de nombreux liens d’intérêt dans ce domaine de la recherche. La publication, sans auteur physique déclaré (donc sous sa responsabilité) est manifestement destinée à justifier l’obligation vaccinale que la ministre, son épouse, veut imposer aux français au nom du gouvernement. Lors de la nomination de A. Buzyn au ministère de la santé, le risque de conflit d’intérêt majeur de la ministre avec son époux avait justifié que le Premier Ministre promulgue immédiatement un décret précisant que, dans toute situation de conflit potentiel, il prendrait lui-même les décisions litigieuses.

Ici, c’est le conflit d’intérêt du directeur de l’INSERM et d’AVIESAN, et les nombreux partenariats public privé de ces grosses institutions) avec les fonctions de son épouse qui s’exprime … Pourquoi ce dossier brûlant n’a-t- il pas été confié au Premier Ministre, comme prévu par le décret de mai 2017 ? Pour que l’argument d’autorité[8] de la ministre, en tant qu’ancien professeur d’hématologie, fasse office de démonstrations scientifiques ?

 

La gravité des enjeux nombreux posés par cette obligation si discutée, de par le monde, l’eût pourtant justifiée :

– problèmes médicaux potentiels, en l’absence de toute étude nationale, ni internationale de bénéfices-risques dans la population à grande échelle (la HAS[9] publie les avis d’autorisations des vaccins en cause sur quelques centaines de sujets testés et sur les montées d’anticorps exclusivement). Pas d’études sur la mortalité (et les effets secondaires) au long cours (de longues années) sur une population vaccinée, versus non vaccinée.

– éthiques ; violation du code de Nuremberg, de la convention d’Oviedo, et de la loi Kouchner (entre autres ) sur le consentement éclairé, et méconnaissance de la position de nombreux médecins contre l’obligation (et non nécessairement contre les vaccins), qui ont manifesté contre cette loi mettant en cause leur indépendance professionnelle prévue dans le code de déontologie[10],

-sociaux (conséquences pour admissions en crèche, à l’école etc.),

-financiers (cout des vaccins mais aussi des indemnisations des accidents que la loi met sous la responsabilité de l’état et non de bigpharma ![11]

-internationaux (opposition à la position récente de l’AMM, association médicale mondiale qui s’oppose à l’obligation) et dont la France a toujours signé les conventions jusqu’à présent.

-même problèmes politiques devant les positions contradictoires, comme celle de la chancelière allemande qui s’oppose à l’obligation, ou de pays comme la Suède et la Colombie qui déclarent l’obligation anticonstitutionnelle.

 

Sur le fond, la brochure répète les « certitudes » de chercheurs totalement impliqués dans l’industrie des vaccins (même s’ils exercent parfois comme médecins, et plus souvent en santé publique que comme cliniciens) pour lesquels le rapport avantages-risques, capital en matière de médicaments, ne semble pas être mise en cause par l’absence cruelle de publications convaincantes sur ce point.

Examinons l’utilité individuelle prétendue des vaccins en France métropolitaine au 21ème siècle, en commençant par ceux qui sont déjà obligatoires et en ayant perpétuellement en tête la base de l’éthique médicale : « d’abord ne pas nuire ».

Le vaccin anti poliomyélite n’a aucune utilité en France métropolitaine du 21ème siècle : le virus sauvage de la polio ne circule plus chez nous depuis des dizaines d’années ; sa transmission n’est possible que par voie féco-orale (contamination des aliments par les excréments d’un porteur de virus) et peut être évitée par les mesures d’hygiène les plus élémentaires (eau potable, lavage des mains). Là où existe le tout-à-l’égout et l’eau au robinet, les maladies à transmission oro-fécale (polio, typhoïde, choléra…) disparaissent d’elles-mêmes, sans vaccination. D’ailleurs les seules épidémies de poliomyélite constatées en Europe (de l’est) sont dues au virus du vaccin dont l’agent a retrouvé sa virulence ![12]

Le vaccin antitétanique n’a aucun intérêt chez les nourrissons de la métropole. Le tétanos n’est pas contagieux et ne peut s’attraper qu’au travers d’une plaie contaminée par de la terre contenant la bactérie. Lorsque l’OMS plaide pour cette vaccination, c’est au niveau mondial, pour prévenir le tétanos du nourrisson qui sévit dans les pays où l’hygiène souffre de lacunes majeures, principalement en Afrique. En cas de plaie à risque chez une personne non vaccinée, le nettoyage soigneux de la plaie permet d’éliminer le germe qui ne supporte pas l’oxygène (germe anaérobie) et pour éviter les risques de la toxine, le sérum suffit. On ne dénombre en France en moyenne que dix cas de tétanos (dont 3 mortels) par an, chez des personnes âgées.

Le vaccin antidiphtérique vise la toxine et non le germe, il n’a donc pas d’impact sur la bactérie (très sensible aux antibiotiques), ni sur la transmission de la maladie) et n’a également aucun intérêt chez les nourrissons de métropole, d’autant qu’aucun cas n’a été observé en France depuis 1989.

 

Pour confirmer cette absence de nécessité de l’obligation de ces trois vaccins, (qui laisserait à chacun de décider avec son médecin, pour son cas personnel) nous citerons le professeurDaniel Floret, Président du Comité technique des vaccinations, :

«  nul ne peut sérieusement prétendre que la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite représentent actuellement dans notre pays une menace pour la santé publique justifiant ce que les opposants aux vaccinations dénoncent comme une atteinte à la liberté individuelle.  » [13]

La brochure de l’INSERM prétend que se vacciner, c’est se protéger. C’est faux le plus souvent ou au prix d’une balance avantages/risques franchement défavorable.

L’hépatite B se transmet par le sang, le sexe ou une aiguille (drogue) ; donc aucun risque chez le nourrisson, et l’immunité vaccinale aura disparu lors du début des périodes à risque (adolescence) ! sans oublier les risques reconnus : il expose à de nombreuses complications. Le taux de conversion en sclérose en plaques[14] est de 52% chez les vaccinés HB contre 32% pour les autres[15]. Le Tribunal Administratif, l’ONIAM et le Conseil d’Etat ont reconnu la responsabilité du vaccin chez les victimes contraintes à se vacciner du fait de leur emploi.

Le Vaccin contre Haemophilus influenza est peu efficace et aux USA la population serait plus à risque qu’avant les campagnes de vaccination.

Quant à la vaccination contre le Méningocoque, voici l’avis du Pr Gilberg : « vacciner 800.000 nourrissons à 5 mois contre le méningocoque C, pour éviter potentiellement deux à quatre décès chez les nourrissons de moins de un an. Si la recommandation se comprend, cela peut être compliqué de justifier l’obligation » [16].

 

La brochure de l’INSERM prétend que se vacciner protège les autres. C’est globalement faux.

Le vaccin anticoquelucheux ne prévient pas la transmission de B Pertussis, responsable de l’infection. La protection des petits par évitement des contacts et port de bavettes est majeure. La Suède a abandonné ce vaccin dès 1979 parce que des épidémies survenaient parmi les populations parfaitement vaccinées, et à cause des nombreux effets secondaires dus au vaccin, particulièrement les atteintes cérébrales[17].

Ainsi que le savent tous les médecins qui ont pratiqué avant l’ère de sa vaccination, la rougeole est une maladie bénigne en France , jamais mortelle sur un individu sain ; les rares décès surviennent chez les immunodéprimés, mais la vaccination ne les protègera pas car elle n’empêche pas la propagation du virus. Lorsque le taux d’immunisation est très élevé dans une population (>95 % voire 99% comme en Chine), la rougeole devient une affection des personnes immunisées avec une transmission possible aux autres par des porteurs sains non détectables cliniquement.

La brochure de l’INSERM prétend que les vaccins sont très efficaces, sûrs et bien étudiés. C’est faux. Il suffit de consulter les attendus des avis de la HAS pour réaliser que ces études se focalisent sur les tests immunologiques et n’évaluent pratiquement jamais l’aspect clinique et la balance avantages/risques, comme la science le demande pour un médicament. C‘est malheureusement le cas des vaccins isolés, mais encore plus des vaccins combinés que l’obligation prévoit pour les nourrissons.

Citons l’institut Cochrane[18] :

« Nous avons comparé le vaccin combiné anti-DTP-VHB-HIB aux vaccins séparés anti-DTP-VHB et anti-HIB. Les études n’avaient examiné que l’immunogénicité et la réactogénicité. Nous avons inclus 20 études totalisant 5 874 participants dans l’analyse d’immunogénicité et 5 232 dans l’analyse de réactogénicité… Les études n’avaient pas utilisé d’analyse en intention de traiter (ITT) et le risque de biais n’était pas clair dans un grand nombre de ces études. Ces résultats ne sont donc pas probants. Des études concernant les critères de jugement cliniques quand cela est possible, en appliquant la méthodologie correcte et une taille d’échantillon suffisamment grande, devraient être menées.  »

Actuellement en France les rapport bénéfice-risque et coût-efficacité d’une vaccination[19]généralisée est fortement défavorable pour la plupart des vaccins. Enfin est-il bien raisonnable de faire la sourde oreille sur les liens décrits aux USA sur ROR et autisme, maladie qui ne fait que se multiplier, de ne pas accepter un moratoire afin d’approfondir les liens entre aluminium et autisme, après les découvertes du Pr Gherardi sur aluminium et myofascite à macrophages et celle du PR Exley professeur anglais qui a mis en évidence des gros dépôts d’aluminium dans des cerveaux d’adolescents autistes décédés ? Que couterait un moratoire en l’absence de péril sanitaire dans notre pays ?

 

L’obligation vaccinale, conflits d’intérêts et corruption.

 L’obligation française ne serait-elle pas la conséquence de liens d’intérêts dissimulés, voire de corruption qui règnent entre certains politiques[20], experts et firmes fabricant les vaccins ? Cette situation a été judiciairement prouvée de nombreux pays [21] [22] et il est frappant de constater la parfaite similitude entre la carte des obligations vaccinales actuelles et celle de la perception de corruption en Europe pour 2016.[23]

 

 Les pays les plus vertueux (Danemark(1er), Finlande(3ème), Suisse(5ème), Norvège(6ème), Suède(4ème) Pays bas (8ème), mais aussi Angleterre- Allemagne-Luxembourg (10èmes ex aequo) refusent toute obligation vaccinale. Alors que les pays les plus corrompus d’Europe (pays de l’est tels que Russie(131ème) ; Bulgarie(75ème), Roumanie (57ème) et du sud (tels que la Grèce(69ème ) et Italie (60ème) et maintenant France(23ème) l’ imposent de façon plus ou moins importante.

Ce n’est pas cet opuscule publicitaire même pas signé qui redonnera confiance en l’INSERM ou dans les vaccinations ; au contraire un tel parti pris aussi ostensible ne peut que décrédibiliser davantage la parole des experts. Pour redonner la confiance, un discours équilibré et une véritable transparence des décisions et liens d’intérêts des acteurs s’impose. Comme l’observe D Floret Président du Comité technique des vaccinations :

«  les mêmes ingrédients se retrouvent toujours dans les scandales sanitaires liés aux vaccins : les alertes sanitaires sont systématiquement ignorées, les effets indésirables sont officiellement sous-évalués, les conflits d’intérêts foisonnent  ».

 

En conclusion, il serait capital que le droit de disposer de son corps ou de celui de ses enfants sooit respecté, que chacun puisse avec les conseils et informations de son médecin puisse décider en conscience et connaissance libre et éclairé des vaccins qu’il souhaite recevoir, sans que la collectivité intérfère. La ministre de la santé M Touraine n’avait-elle pas dit et inscrit sur son site que « chacun doit disposer librement de son corps » ?

 


[3] Reprise dans le rapport de la Commission de réflexion pour la prévention des conflits d’intérêts dans la vie publique remis au précédent président de la république en décembre 2011

[4]Alain Millon rapport d´information du 30 mars 2016 commission des affaires sociales sur la prévention des conflits d’intérêts en matière d’expertise sanitaire

[6] (Un professeur médiéval : l’itinéraire de Thomas d’Aquin, page 30).

[7] Il cumule le poste de directeur de l’INSERM avec celui de président d’Aviesan alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé PPP , de directeur scientifique du programme vaccinal de l’Agence nationale de la recherche sur le Sida et les hépatites virales (ANRS), de directeur du Vaccine Research Institute (VRI) et est l’investigateur principal de plusieurs essais de vaccins en cours en collaboration avec bigpharma (clinicaltrials.gov )

[8] « la récréation est finie » …

[9] Haute autorité de santé dont les avis sont très intéressants pour tous les médicaments dont les vaccins et en ligne.

[10] Pétition de généralistes cf blog docdu16 d’octobre 2017 et position du syndicat des enseignants généralistes dès juillet 2017 contre l’obligation et non contre les vaccins en général.

[11] De l’ordre de plusieurs milliards de dollars aux USA

[12] . les souches dérivées du vaccin atténué ont recouvré leur virulence et sont responsables de presque toutes les poliomyélites survenues en Europe de l’est, en Ukraine et en Inde.

 

[13] Daniel Floret. Comment faire de la pédagogie autour du vaccin ? adsp n° 71 juin 2010

[14] Risque de faire une sclérose en plaque classique après un incident neurologique solitaire

[15] 1 chance sur 10000 d’obtenir de tels écart par le seul fait du hasard.

[16] Pr Serge Gilberg membre de l’ex-Comité Technique des Vaccinations, congrès annuel 2017 du CNGE

[17] British Med. Journal – vol 320 – n° 2 – 1967

[18] ‘Bar-On ES, Goldberg E, Hellmann S, Leibovici L Combined DTP-HBV-HIB vaccine versus separately administered DTP-HBV and HIB vaccines for primary prevention of diphtheria, tetanus, pertussis, hepatitis B and Haemophilus influenzae B (HIB) (Review) de institut Cochrane, une organisation indépendante qui analyse de manière rigoureuse la balance avantages/ risques des médicaments et autres interventions médicales

[19] En acceptant les hypothèses les plus optimistes, l’obligation vaccinale éviterait au mieux dix à 20 décès par an pour un cout direct (vaccins et consultations) proche du milliard d’euros et un cout indirect (complications , séquelles , indemnisation) cinq à dix fois plus. La suppression des passages à niveau sauverait à coup sur 30 français chaque année mais on ne consacre que 60 millions à leur suppression…

[20]L’affaire Cahuzac est-elle déjà oubliée et ses liens avec les laboratoires en tant que directeur de cabinet au ministère

[21] AFP 3 janvier 2017 Un ex-haut responsable de l’agence chinoise des médicaments a été condamné à 10 ans de prison pour avoir accepté des pots-de-vin de fabricants de vaccins

[22] En 1991. Francesco de Lorenzo, ministre italien de la santé a reçu 600 millions pour rendre la vaccination obligatoire dans son pays fait qui a entraîné sa condamnation à 10 ans de prison.

[23] Transparency International Corruption Perceptions Index 2016

Eléments de réponse au plaidoyer pro obligation vaccinale de l’interview d’AC Siegrist dans la Tribune de Genève du 3 janvier 2018

«  La démocratie en santé n’est pas la reine de l’échiquier ; elle en est le fou. Et avec elle, tous ceux qui y croient ; ces bénévoles, usagers, professionnels de santé, élus, partenaires sociaux, qui donnent de leur temps et de leur énergie dans des instances nationales (CNS, CNCPH, CNRPA), territoriales (CRSA, Conférences de territoire) ou liées à un établissement de santé (CRUQPC, CVS) ; ceux-là même qui croient que la réflexion issue du terrain fera évoluer notre système de santé, alors qu’elle ne servira que de faire-valoir.  »
Thomas Dietrich in « les illusions perdues  » rapport sur la concertation vaccinale de 2016 

La bataille pour ou contre l’obligation vaccinale ressemble trop souvent à une guerre de religion où les dogmes s’affrontent. Pour permettre un débat démocratique et éclairé, il est indispensable de revenir aux faits, rien qu’aux faits chiffrés et prouvés. Plus de catéchisme pro ou anti vaccinal ! Des faits !

La tribune de Genève vient de présenter une interview d’AC Siegrist, directrice du Centre de vaccinologie des Hôpitaux universitaires de Genève, pour tenter de justifier l’obligation vaccinale française. Nous souhaitons présenter quelques commentaires sur cette interview, précisant que nous ne sommes pas anti vaccin, mais seulement partisans d’une politique vaccinale raisonnée et libre pour chacun, s’appuyant sur la balance avantages/risques de chaque vaccin, pesée pour chaque individu en fonction de ses risques particuliers et des données acquises de la science (information à fournir à tout patient). C’est le principe même d’une obligation, en l’absence de risque sanitaire réel, et son caractère aveugle (la même pour tous) que nous critiquons ici et que nous redoutons pour les enfants, d’autant plus qu’ils sont plus jeunes.

Lire la suite sur le site d’Agoravox.

 

SOUTIEN : Notre premier acte de résistance contre les 11 vaccins obligatoires : une plainte pénale !

Notre premier acte de résistance contre les 11 vaccins obligatoires : une plainte pénale !

Après deux semaines de recherches et d’analyses d’une importante compilation d’informations, l’équipe de juristes dirigée par Maître Serge Lewisch du barreau de Paris (lewisch@orange.fr) 132, bd du Montparnasse 75014 Paris France, et de spécialistes des questions de santé nous propose de déposer près du Procureur de la République de Paris une plainte contre X .

Retrouvez toutes les informations ici.

Sécurité vaccinale, un leurre ? Retrait du vaccin Sanofi-Pasteur contre la dengue aux Philippines en décembre 2017

Communiqué de Sanofi Pasteur décembre 2015 concernant Dengvaxia®, premier vaccin contre la dengue commercialisé au Brésil : « Ce communiqué contient des déclarations prospectives. Ces déclarations ne constituent pas des faits historiques. Ces déclarations comprennent des projections et des estimations ainsi que les hypothèses sur lesquelles celles-ci reposent, des déclarations portant sur des projets, des objectifs, des intentions et des attentes concernant (..) le développement de produits et leur potentiel ou les performances futures. Ces déclarations prospectives sont soumises à de nombreux risques et incertitudes, difficilement prévisibles…, qui peuvent impliquer que les résultats et événements effectifs réalisés diffèrent significativement de ceux qui sont exprimés, induits ou prévus. (…). »

Sécurité vaccinale, un leurre ? Retrait du vaccin Sanofi-Pasteur contre la dengue aux Philippines en décembre 2017

Les complications dramatiques observées après vaccination massive contre la dengue démentent la campagne médiatique et gouvernementale prônant l’obligation vaccinale, en assurant la population de leur innocuité, de la fiabilité des tests réalisés avant autorisation de mise sur le marché (AMM) , et de la sécurité supposée garantie par les agences lorsqu’elles délivrent l’AMM.

Lire l’intégralité de l’article sur le site d’Agoravox.

 

Réflexions sur un article de Matthew V. Abola et V Prasad : Utilisation des superlatifs dans la recherche sur le cancer

Utilisation des superlatifs dans la recherche sur le cancer

Réflexions sur un article de Matthew V. Abola et V Prasad

 

Par Gerard Delepine

Les commentaires dithyrambiques publiés récemment dans les médias sur l’immunothérapie, le keytruda et leur prétendue utilité pour les malades dans le traitement des cancers et tout particulièrement le cancer du poumon, illustrent tristement les constatations faites il y a 18 mois par Abola et V Prasad [1] sur l’inflation verbale utilisée pour vendre ou obtenir le remboursement de traitements peu utiles, parfois toxiques et payés cent fois plus cher que l’or.

  1. Abola et V Prasad ont recherché, dans les articles sur la recherche contre le cancer, ceux qui comportaient l’un des dix superlatifs habituellement utilisés par les agences de publicité tels que « révolutionnaire, sauveur de vie, merveilleux, percée thérapeutique, guérison, miracle… » ». En seulement quatre jours[2] Ils ont recensé 94 articles contenant 97 de ces superlatifs. Ces superlatifs concernaient 36 drogues principalement des traitements ciblés (40%) et des immunothérapies (38%). La moitié des drogues concernées n’avaient pas encore reçu d’AMM de la FDA et 14% d’entre elles n’avaient même pas été testées chez l’homme, mais seulement sur des animaux, voire des cultures cellulaires. Les auteurs des articles incriminés étaient avant tout des journalistes (55%) qui ne possèdent peut-être pas les qualifications requises pour juger équitablement un médicament, des médecins (27%) pour la plupart très liés au laboratoire concerné et des experts de l’industrie (9%).

Le keytruda est un immuno-modulateur susceptible de réveiller les défenses immunitaires des malades, et ainsi d’augmenter la résistance des malades à certains cancers. Cette drogue a bénéficié tout au long de son développement de passe-droits étonnants : autorisation de mise sur le marché éclair[3] après une seule étude de phase Ib[4]ouverte[5] évaluée sur un critère subjectif[6]dont le protocole a été modifié après une analyse intermédiaire[7]. Pour délivrer l’AMM pour le cancer du poumon, la FDA et l’EMA se sont contentées d’un taux de réponse obtenu sur un groupe de 61 malades…sans recul réel permettant d’évaluer son efficacité clinique et sa toxicité.

Il a été l’objet depuis d’une publicité mondiale organisée par les services communications de Merks, s’exprimant au travers de médecins le plus souvent « conseillers »[8] du laboratoire, qui emploient sans vergogne les termes «miraculeux » « merveilleux » « inespéré » largement relayés par des médias complaisants. Pour un traitement incapable de guérir ainsi que la rappelle la HAS qui estime l’amélioration de service médical rendu mineure en seconde ligne[9] et modérée en première ligne[10]! Sous la pression des médias, d’associations souvent sponsorisées, de patients trompés, de lobbyistes efficaces et peut être d’avantages financiers plus directs, le ministère vient d’accepter de rembourser 6000 euros le mois ce médicament sans tenir compte de l’avis de la HAS. Le miracle médiatique est devenu financier.

Or rembourser à des prix exorbitants des médicament qui n’ont pas fait la preuve de leur utilité pour les malades oblige à augmenter le ticket modérateur, le prix des mutuelles, à refuser le remboursement de soins plus utile, tels que soins dentaires ou les lunettes[11], certains médicaments affublés du qualificatif « de confort »[12] et à rationner soins infirmiers et de kinésithérapie, transport, lits dans les hôpitaux… C’est un acte politique que de ne pas gérer l’argent public en bon père de famille.

L’église n’accepte le qualificatif de miracle qu’après une longue enquête contradictoire et la plaidoirie d’un « avocat du diable » chargé de remettre en cause la véracité du miracle.

Malheureusement, ni les journalistes, ni les malades, ni les agences et le ministère ne sont aussi prudents. Ceci illustre une fois de plus que le seul espoir (même infondé) fait vivre…  les laboratoires et probablement pas mal d’affidés.

 

[1] T Matthew V. Abola, Vinay Prasad, Use of Superlatives in Cancer Research JAMA Oncol. 2016;2(1):139-141

[2] Entre le 21 et le 25 juin 2016

[3] 3ans et 9 mois après le début des essais cliniques, record e vitesse de l’histoire de la FDA

[4] Habituellement l’AMM est accordée après au moins un essai randomisé endouble aveugle de pahase III

[5] C’est-à-dire que les malades et les médecins conaissent le traitement utilisé ce qui peut fausser un résultat jugé sur des critères subjectifs

[6] Le taux de réponse de la maladie est évalué sur l’imagerie par des médecins rémunérés par le laboratoire

[7] ‘c’est après une analyse intermédiaire que les investigateurs rémunérés par Merks ont défini un groupe de malade d’après son taux d’expression PD-L ce qui entraîne un biais considérable

[8] La fonction de « board advisory »,, purement commerciale, permet à ces médecins « d’ obtenir une deuxième source de revenus parfois pérenne et même supérieure à leur salaire public.» d’après le rapport au sénat Milot

[9] Avis du 3 mai 2017

[10] Avis du 17 mai 2017

[11] A Buzyn « On n’est pas là pour offrir des montures Chanel à tout le monde ou des verres antireflet qui filtrent la lumière bleue ».

[12] aspirine, certains anti-allergiques et bien d’autres dont le tors principal est de ne pas être assez rentable pour l’industrie ; le déremboursement par la sécurité sociale permet de plus de libérer le prix qui double ou triple à la vitesse de l’éclair.

 

Retrouvez l’article original : 

 

Un article français à lire absolument si on désire subir le dépistage organisé du cancer du sein

Le dépistage organisé permet-il réellement d’alléger le traitement chirurgical des cancers du sein?

par Vincent Robert, Jean Doubovetzky, Annette Lexa, Philippe Nicot, Cécile Bour.

Revue MÉDECINE Octobre 2017 p 367 à 371

Chaque française entre cinquante ans et 74 ans reçoit chaque année une ou plusieurs convocations pour le dépistage organisé du cancer du sein. Une propagande trompeuse permanente, intensifiée chaque octobre, prétend que ce dépistage sauve des vies et permet en plus de diminuer le risque de subir une mammectomie.

L’article très solide cité plus haut (et en accès libre) apporte des données fiables et complètes sur les pratiques chirurgicales réalisées en métropole entre 2000 et 2016.

Il utilise la base de données du Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information (PMSI), que tout établissement hospitalier public et privé doit renseigner s’il désire se faire payer l’acte chirurgical. Son exhaustivité ne fait donc aucun doute.

La comparaison des quatre dernières années sans dépistage organisé (période 2000 à 2003) avec les quatre dernières années du dépistage organisé (période 2013 à 2016) montre que durant la période 2013 à 2016, en moyenne, 1 615 mastectomies totales de plus ont été réalisées chaque année par rapport à la période 2000 à 2003.

Vous verrez dans l’article  2 graphiques :

  • La figure 1 de l’article montre l’augmentation régulière du nombre de mastectomie totale
  • Le tableau 2 de l’article présente les ratios [nombre de mastectomies totales / incidence des cancers du sein. Ces ratios sont stables, entre 0,38 et 0,41, ce qui démontre formellement que le dépistage organisé n’a pas permis de diminuer le risque de subir une opération mutilante, au contraire.

L’argument « le dépistage permet de diminuer le risque de subir une mammectomie » est donc parfaitement contraire aux faits !

Retrouvez l’intégralité de article ici.

Lettre ouverte aux députés contre le projet d’extension de l’obligation de vaccination des nourrissons

Professionnels de santé et citoyens concernés par le projet d’obligation vaccinale pour les nourrissons

A : Mesdames et Messieurs les députés

Copie à : Monsieur le premier Ministre

Copie à la Ministre de la Santé et de la Solidarité

Copie aux présidents de groupes parlementaires

Copie au Président de la République française M. Macron

Mesdames et Messieurs les député(e)s :

Nous, citoyens et professionnels de santé éduqués, rationnels et responsables, vous demandons de ne pas voter l’article 34 du PLFSS 2018 élargissant les obligations vaccinales à huit vaccins supplémentaires chez les nourrissons de moins de 2 ans à compter du premier janvier 2018 pour une durée indéfinie. Nous estimons que cette obligation groupée est injustifiée, contraire aux données de la science,  aux droits des patients et aux principes du Droit en démocratie.

Parce que nous sommes des citoyens et des professionnels de santé concernés par la santé publique, nous vous écrivons pour nous opposer au projet de loi visant à élargir à onze vaccins au lieu de trois l’obligation vaccinale chez les nourrissons.

Nous ne nous situons pas dans une perspective qui serait celle d’une controverse stérile et idéologique entre partisans et opposants à la vaccination en général.

Nous sommes simplement soucieux de vous sensibiliser au fait que l’histoire des vaccinations en France n’est pas linéaire, qu’elle a connu des succès et des échecs, que des vaccins sont apparus et ont disparu pour cause d’efficacité/inefficacité, voire de dangerosité. Mais nous souhaitions surtout  réaffirmer que chaque vaccination s’inscrit dans une démarche globale de santé publique qui doit associer l’acte vaccinal lui-même à l’amélioration des conditions de vie régnant dans la société et notamment des conditions socio-économiques de certains milieux défavorisés, grâce aux structures sociales d’accompagnement et à des campagnes de prévention primaire et de promotion de la santé.

Pour la première fois en France un gouvernement voudrait faire voter par le Parlement une obligation groupée pour 11 vaccins. La dernière fois que le Parlement a voté une obligation vaccinale c’était pour le vaccin contre la poliomyélite en 1964. Ensuite et à ce jour, considérant que la population était plus instruite que par le passé et en raison de l’inefficacité de l’obligation vaccinale, les autorités n’ont pas jugé utile d’imposer de nouvelles obligations vaccinales.

Donc, pourquoi revenir sur cette décision des années 60 ?

Madame la ministre des solidarités et de la santé indique que l’obligation vaccinale permettra de restaurer la confiance, d’augmenter la couverture vaccinale et par là d’apporter un bénéfice majeur en termes de santé publique. C’est ce bénéfice qui justifierait l’obligation de vaccination des nourrissons par 11 vaccins.

Elle déclare fonder sa décision sur le constat d’un accroissement de la  défiance de la population française à l’égard des vaccins qui se traduirait par le déclin de la couverture vaccinale des nourrissons. Or, ces deux arguments nous paraissent sujets à caution. La population française n’est pas fondamentalement méfiante envers les vaccins, comme le montrent différentes enquêtes d’opinion (Annexe I). Mais un infléchissement de la confiance est survenu, et les raisons n’en sont pas mystérieuses. L’origine de cet infléchissement réside  dans  deux épisodes survenus ces dernières années dont les autorités alors en place portent l’entière responsabilité.

 Le premier est le précédent de la décision de la vaccination anti grippale de masse contre le virus A (H1N1). Cette crise, qui s’est produite en 2009, a été provoquée par le défaut de prise en compte des données plutôt rassurantes venant de l’hémisphère sud, qui a mené à la décision d’appliquer le plan « grippe aviaire » (mortalité extrême) à une grippe d’intensité normale et par l’exclusion des médecins généralistes du dispositif mis en place, les vaccins fabriqués en masse étant injectés à la hâte dans des  lieux de vaccination collectifs en dépit des risques évidents de contamination.

  Cet épisode représente un double échec : celui de l’expertise scientifique qui prédisait des dizaines de milliers de morts et celui de la concertation et de la prise de décision partagée entre les politiques, les professionnels de santé et surtout les citoyens. Nul doute que la confiance des Français a été fortement entamée par cette succession d’erreurs.

 Le deuxième épisode est celui, non encore résolu, des pénuries récurrentes et durables de vaccins recommandés pour les nourrissons, les enfants et adolescents depuis le début 2015 devant lesquelles les gouvernements successifs sont restés sans réaction alors qu’elles pénalisaient de très nombreux parents. Ces pénuries peuvent facilement expliquer à elles seules la modeste baisse de couverture observée à partir de cette période du fait des contraintes pratiques pour les parents qui ne trouvaient plus les vaccins recommandés dans les pharmacies.

Malgré le risque de baisse de couverture vaccinale dû à cette pénurie, les différents  gouvernements n’ont  pas jugé utile d’intervenir pour mettre fin à cette situation. Pourtant, comme l’a précisé le Conseil d’Etat dans sa décision du 8 février 2017 concernant l’indisponibilité depuis 2008 sur le marché français du vaccin Diphtérie-Tétanos-Polio obligatoire non combiné à d’autres valences, le gouvernement et la ministre des Solidarités et de la Santé disposent de nombreux moyens légaux pour sanctionner les laboratoires pharmaceutiques défaillants et/ou se substituer à eux. En dépit de cela les ministres successifs ont toujours refusé d’utiliser ces moyens légaux à l’encontre des laboratoires . Cet épisode a également entamé la confiance des Français dans les recommandations vaccinales.

  En tant que citoyens éduqués, et en application de la loi du 4 mars 2002, les Français ont le droit d’exiger  des informations précises, claires et robustes sur les tenants et les aboutissants de la vaccination et n’ont pas à être soumis à des décisions précipitées et à une interprétation maximaliste de la concertation sur les vaccins. A plusieurs reprises dans les médias Madame la ministre a évoqué des chiffres inexacts sur la couverture vaccinale alors que celle-ci était en hausse constante chez les nourrissons jusqu’à 2015 (Annexe II), illustrant ainsi l’impréparation, le manque de réflexion et l’absence de fondements solides à sa décision.

En outre, cette décision ne s’inscrit pas dans une vision globale et cohérente de la santé publique. Lorsque le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) émettait des recommandations concernant les vaccins, sa mission n’était pas de déterminer des priorités de santé publique. Le HCSP devait décider si le rapport bénéfice-risque de chaque vaccin recommandé pour la vaccination universelle des nourrissons pouvait apparaître comme acceptable sur la base de différentes hypothèses d’efficacité et d’une connaissance partielle des risques. Ces recommandations comportent donc une part importante de subjectivité et d’incertitude et ne tiennent pas compte du contexte global de santé publique. Les décisions concernant les recommandations vaccinales ont aussi passé outre à plusieurs reprises le mauvais rapport coût-efficacité des vaccins recommandés. Ces aspects ne sont pas un détail dans le cadre du PLFSS et dans  un contexte de restrictions budgétaires où il s’agit de définir des priorités en favorisant les actions de santé publique les plus coûts-efficaces (Annexe III).

Dans une perspective de santé publique, il faut savoir qu’il y a en France environ 2700 décès d’enfants de moins de un an, ce qui permet de définir la mortalité infantile, et 4000 décès au total chez les moins de 15 ans. Toutefois, 99% de ces décès ne sont pas évitables par l’extension de la vaccination à huit vaccins supplémentaires. Même dans l’hypothèse irréaliste d’une couverture vaccinale à 100 % et d’une efficacité vaccinale à 100 % stable dans le temps, ce qui signifierait l’éradication de toutes les maladies à prévention vaccinale visées par les recommandations actuelles, les huit vaccins supplémentaires recommandés ne peuvent permettre de prévenir  plus de 1% des décès survenant à ces âges. A titre de comparaison, les causes accidentelles représentent 8 à 9% de la mortalité des moins de 15 ans et 25% des décès soit un décès sur quatre entre 1 et 14 ans.

D’autre part, le  modèle de la rougeole, constamment mis en avant, maladie pour laquelle la diminution du nombre de cas est proportionnelle à l’augmentation de la couverture vaccinale, n’est pas généralisable à toutes les maladies et à tous les vaccins et constitue plutôt une exception.

On peut ainsi noter que parmi les huit vaccins supplémentaires que l’on voudrait rendre obligatoires, certains concernent des maladies qui font déjà l’objet d’une prévention ciblée et qui ne circulent pas parmi les enfants en France.  Ce qui signifie qu’on ne peut pas espérer prévenir des contaminations entre enfants  par l’obligation vaccinale et ainsi  obtenir un  bénéfice en termes de santé publique (hépatite B). Cela signifie aussi que les enfants nés en France admis en collectivité et non vaccinés contre l’hépatite B ne représentent aucun risque pour les autres enfants. Pour d’autres vaccins, ces maladies sont rarissimes même en l’absence de vaccination (méningite à méningocoque C, 120 cas par an en moyenne  dans l’ensemble de la population en l’absence de vaccination et un à  trois décès par an chez les moins de 15 ans). Dans ce cas la vaccination universelle risque de provoquer plus d’effets indésirables graves chez les nourrissons, que de bénéfices dans la population générale. Cette vaccination  est donc préconisée non pour éviter une menace sanitaire grave mais dans l’espoir illusoire, comme le montre l’exemple d’autres pays européens, d’une éradication possible de cette maladie rare. Pour d’autres vaccins enfin, l’efficacité est instable, et leur généralisation a même pu favoriser l’accroissement significatif de la fréquence  dans la population de la maladie que le vaccin devait combattre (vaccin contre le pneumocoque). (voir Annexe III).

Pour chacun des onze vaccins concernés par cette mesure, les parents, vont être privés de la possibilité d’exercer un choix sous peine d’être exposés à des sanctions. Si cette mesure est appliquée, l’absence sur le carnet de santé d’un seul des onze vaccins concernés entraînera pour les parents l’impossibilité d’inscrire l’enfant concerné en collectivité (crèche, maternelle, école, collège, lycée). Le droit d’accéder à l’école étant lui-même étroitement lié à un droit fondamental, celui de l’accès à l’éducation. Or, comment justifier de faire peser de telles contraintes et sanctions sur les parents alors que les risques que feraient courir les enfants non vaccinés à la collectivité sont, pour certains des vaccins concernés par l’obligation groupée, inexistants ou infinitésimaux ?

 On peut faire les mêmes objections pour les bénéfices de santé publique attendus qui sont, pour certains vaccins visés par l’obligation, marginaux ou très discutables.

Les sanctions envisagées apparaissent à la fois critiquables moralement  et éthiquement mais surtout, la privation de la liberté de choix et la lourdeur des sanctions associées posent la question de la proportionnalité des contraintes. Cette proportionnalité garantit la défense des droits fondamentaux en assurant que la puissance publique ne puisse limiter la liberté des citoyens que « dans la mesure indispensable à la protection des intérêts publics ».

A l’aune de cet ensemble d’arguments il nous paraît donc légitime que la représentation nationale donne son avis pour chacun des vaccins concernés et qu’elle le fasse en toute indépendance, sur des critères qui soient clairs, démontrés et pertinents  sans déléguer à un groupe d’experts dont certains présentent des conflits d’intérêts financiers avec les laboratoires pharmaceutiques commercialisant ces vaccins, la responsabilité de décisions qui ne devraient avoir pour seul objectif que la protection des individus, ici des nourrissons et des enfants, et l’amélioration de la santé publique.

L’affaire Levothyrox est également là pour confirmer que le manque d’anticipation des autorités sanitaires, le déficit d’information et de concertation avec les professionnels de santé prescrivant et délivrant ces médicaments, et surtout l’oubli initial qu’il y avait trois millions de patients traités ne pouvaient que mener à des incompréhensions, des souffrances, des non-dits, et des rumeurs. Certains patients sont même allés jusqu’à arrêter leur traitement au risque de mettre leur santé en péril.

Madame la ministre des solidarités et de la santé a placé cette obligation sous le signe de la peur, insistant sur les dix décès dus à la rougeole depuis dix ans, mais n’a pas apporté les preuves que cette obligation serait suivie d’effets positifs à court et à moyen terme tant en termes de baisse de la mortalité et de la morbidité qu’en termes d’écologie infectieuse (apparition de résistances et/ou de changements d’âge de survenue des maladies).

Il nous semble donc impossible que vous puissiez voter cette loi en l’état, sans que les réelles conditions d’un débat démocratique aient été instaurées.

En annexe, plusieurs documents vous sont présentés afin d’illustrer cette lettre et de vous éclairer. L’un d’entre eux, l’annexe III, met en évidence les contradictions et les insuffisances dans les motifs ayant mené à cette décision et fait la démonstration que pour au moins trois vaccins sur les onze concernés par l’obligation cette mesure n’apportera aucun bénéfice de santé publique.

Premiers signataires :
Dr Claudina MICHAL-TEITELBAUM, médecin généraliste
Dr Jean-Baptiste BLANC, médecin généraliste
Dr Sylvain FEVRE, médecin généraliste
Dr Marc GOURMELON, médecin généraliste
Dr Jean-Claude GRANGE, médecin généraliste
Dr Christian LEHMANN, médecin généraliste
Dr Bertrand STALNIKIEWICZ, médecin généraliste
Dr Dominique LOUBET, médecin généraliste
Dr Isabelle CHIVILO, médecin généraliste
Dr Armel SEVESTRE, médecin généraliste

Retrouvez les annexes en suivant ce lien.

Vaccins obligatoires et éthique médicale ? Qu’est devenue la référence au code de Nuremberg dans la loi soumise au parlement en novembre 2017 ?

L’Association Médicale Mondiale qui se réunit régulièrement pour revoir et ratifier la convention d’Helsinki a réaffirmé que « dans les recherches médicales, l’intérêt collectif ne doit jamais primer sur l’intérêt de l’individu ».

Personne n’a probablement l’intention de transformer nos parlementaires en vaccinologues de haut rang.

Quel devrait -être en démocratie le rôle du parlement pour la santé, si ce n’est de mettre à la disposition du citoyen les meilleures conditions de soin, sans interférer dans son libre choix de personne pensante, ni dans celui des professionnels, les médecins, et dans le respect des droits acquis sur l’inviolabilité du corps humain.

Dérives éthiques liées aux protocoles imposés

La dérive éthique et la violation des droits du patient sont usuels en l’absence d’information et le « Servir la science » est la justification alléguée du changement de paradigme imposé aux médecins depuis le début du siècle, avec des conséquences désastreuses comme si l’innovation était forcément un progrès.

Or servir la science était l’argument massue de défense des médecins obéissant au totalitarisme hitlérien : celui-ci donnait l’absolue priorité au collectif, la personnalité individuelle devant lui être soumise. Karl Brand, médecin personnel d’Hitler, avait déclaré que « lorsque la personnalité est dissoute au sein du corps collectif, toute demande qui lui est soumise doit être dissoute au sein du concept de système collectif ; les besoins de la société sont maintenant des besoins individuels, et l’être humain, ce complexe individuel, sert uniquement à l’intérêt de la société ».

Ainsi naquit le code de Nuremberg

Le Code de Nuremberg est considéré comme un code légal de droits humains et non comme un code de déontologie médicale qui devrait être appliqué seulement par des médecins. Il est régulièrement rappelé à la communauté internationale au cours des réunions de l’association médicale mondiale.

Ne doit-on pas réfléchir aujourd’hui aux discours que tiennent certains médecins aux patients effondrés sur l’intérêt pour la société d’accepter de signer « ces papiers » qui permettront à leur traitement de servir à la « science », oubliant le consentement véritablement éclairé?

Parallèlement, ne doit-on pas réfléchir aux implications éthiques d’une obligation vaccinale ?

« Le Code de Nuremberg stipule que « le consentement volontaire du sujet humain est absolument essentiel. Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques a repris cette interdiction contre toute expérimentation involontaire, dans son texte de 1966 qui stipule : nul ne peut être soumis sans son libre consentement à une expérience médicale ou scientifique. » Cette interdiction est maintenant si universellement reconnue que certains tribunaux et chercheurs ont considéré ce droit au consentement éclairé comme une question de droit international coutumier. (….). »

En 2005, l’UNESCO (..) a adopté la Déclaration Universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme avec un consensus de 193 pays (..), elle stipule que toute intervention médicale préventive ne doit être effectuée qu’avec le consentement préalable, libre et éclairé de la personne concernée, et fondé sur des informations suffisantes. Elle note également (en son article 2) que « le seul intérêt de la science ou de la société » ne doit pas prévaloir.

Le Dr Leo Alexander, chef médical consultant américain au procès de Nuremberg, a averti en 1949 que « C’est à partir de débuts insignifiants que les valeurs d’une société entière peuvent être renversées ». Il a souligné que bien avant l’arrivée au pouvoir des nazis en Allemagne, un changement dans la culture médicale s’était déjà produit « ouvrant la voie à l’adoption d’un point de vue hégélien utilitariste » avec une littérature traitant de l’euthanasie et de l’extermination des personnes handicapées dès 1931. »

Selon le principe de précaution médicale, le principe, par défaut, de la vaccination doit relever de recommandations et non d’obligations et c’est le role du parlement que de protéger les droits des citoyens en dehors de toute querelle médicale et en l’absence de péril.

Association Ametist

Emission TV : la vérité sur les médicaments anti-cancer

Interview TV Libertés

La vérité sur les médicaments anti-cancer – Gérard et Nicole Delépine

Regardez l’interview de Nicole et Gérard Delépine sur TV Libertés.