Les nouveaux tests sanguins et urinaires de diagnostic précoce de cancer « biopsies liquides » – sont-ils suffisants pour décider un traitement ?

 Sidérés par les observations qui se multiplient récemment de personnes traitées pour « cancer » par des médicaments lourds ( keytruda, tarceva etc…)  et qui n’ont subi aucune biopsie (au vrai sens du terme ), soit un prélèvement tissulaire suivi d’un examen minutieux au laboratoire d’anatomopathologie, il nous parait indispensable de rappeler qu’en l’état actuel de la science, un cancer ne peut être traité qu’avec une certitude formelle du diagnostic !

 

mercredi 21 février 2018

https://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/les-nouveaux-tests-sanguins-de-201726

 

EXTRAITS  cf article in extenso sur agoravox et bibliographie

 

“Tout homme bien portant est un malade qui s’ignore” Jules Romains

«  Quoi de mieux pour la médecine marchande que de les chercher encore et encore, ces malades qui s’ignorent, mieux que ces hommes qui chaque année pour un PSA légèrement augmenté, subissent 18 prélèvements biopsies de leur prostate et à la dix-septième année finissent pas se faire diagnostiquer un cancer latent qui n’en est pas vraiment un, et subir toutes les affres du parcours du vrai cancéreux. (…)

Depuis quelques mois, on assiste dans les médias grand public [2] [3] jusqu’à une émission littéraire [4], à un matraquage pour la promotion de nouveaux tests sanguins censés révolutionner le diagnostic et le traitement contre le cancer. Un test, un diagnostic, un traitement et hop l’immortalité pour vous, en tous cas jusqu’à l’année prochaine où on vous trouvera une autre sorte de cancer-malédiction à traiter et ainsi de suite, tant que vous ne mourrez pas des complications de ces divers soins. Géniale idée des marchands de rêve pour les dividendes annuels !

Des affirmations telles que : « une avancée majeure sur le terrain du dépistage »[5], « le test sanguin qui révolutionne le dépistage et le traitement »[6], « un pas de géant dans la lutte contre le cancer [7] », « la découverte très en amont de la maladie permettra de la traiter bien plus facilement, et souvent de la guérir, grâce à un traitement médical court ou un acte chirurgical limité. » Un « nouveau test sanguin révolutionnaire » suscitent l’espoir ! [8] D’autant plus que ces avancées sont présentées comme des vérités établies. Certains parleraient de « fake news » ou fausses informations. Mais comme ce sont les médias dominants qui déversent leur nouveau miracle, c’est forcément vrai et devient dogme à répéter dans les églises du pouvoir, (BFM par exemple) et gare à ceux qui oseraient remettre en question la parole quasi divine. (…). »

 

Citons l’avis de l’institut Gustave Roussy :

 

« Vers une fin des biopsies classiques ?

Si les biopsies liquides présentent des avantages considérables, les biopsies conventionnelles demeurent indispensables pour poser le diagnostic initial d’un cancer, en définir le stade, étudier l’environnement tumoral… De plus, l’ADN de certaines tumeurs, notamment cérébrales, ne se trouve pas en quantité suffisante pour être détectable dans le sang. Leurs mutations génétiques restent encore indécelables par la biopsie liquide.

 

https://www.gustaveroussy.fr/fr/biopsie-liquide-une-prise-de-sang-pour-un-diagnostic

 

Donc prudence et ne confondons pas recherche à laquelle il faut laisser du temps, et soins pour lesquels il faut prouver que le cancer existe avant de soumettre le patient à des traitements lourds.