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Evolution du risque de cancer du col de l’utérus en Suède depuis la vaccination par Gardasil

Evolution du risque de cancer du col de l’utérus en Suède depuis la vaccination par Gardasil.

 

DR G Delépine chirurgien et statisticien.   gerard.delepine@bbox.fr

 

En Suède, le Gardasil est utilisé depuis 2006, et le programme de vaccination a été généralisé en 2010, avec une couverture vaccinale des adolescentes âgées de 12 ans de près de 80%. En 2012–2013, avec un programme dit de rattrapage, la quasi-totalité des jeunes filles de 13 à 18 ans ont été vaccinées.

D’après le registre officiel Nordcan, le nombre de cancer du col de l’utérus a augmenté en Suède ces dernières années avec une augmentation de 27% du nombre de nouveaux cas annuels (de 440 à 562).[1]

 

Dans ce pays, l’incidence standardisée du cancer du col de l’utérus a augmenté progressivement depuis la vaccination passant de 9.36 en 2006, à 9.7 en 2009, 10.3 en 2012 et 11,51 en 2015. [2]

 

Les femmes de 20 à 24 ans ont vu leur risque doubler passant de 1.86 à 3.72

L’incidence du cancer invasif du col de l’utérus a augmenté de 19% chez les femmes de 20 à 29 ans (de 6.69 à 8.01), de 47% chez celles de 30 à 39 ans (de 14.78 à 21.81) et de 40 % chez celles de 40 à 49 ans (de 14.68 à 20.50)[3].

 

 

suède diaporama G Delepine 10 Décembre 2018

 

 

A l’opposé, en Suède, comme en Australie et en Grande Bretagne, une diminution de l’incidence de cancer invasif a été observée chez les femmes de plus de 50 ans, groupe qui n’a pas été concerné par le programme de vaccination.

L’incidence du cancer invasif du col de l’utérus a ainsi baissé entre 2007 et 2015 de 6% pour les femmes âgées de 50 à 59 ans (de 14.24 à 13.34), de 4 % pour celles de 60 à 69 ans (12.63 à 12.04,) de 17% pour celles de 70 à 79 ans (de 15.28 à 12.66) et de 12 % pour celles de plus de 80 ans (de 15.6 à 13.68).

Il faut aussi signaler que les 20% de femmes qui ne se font pas dépister[4] totalisent 80% des formes graves de cancer du col et que la plus grande couverture de dépistage pourrait donc éviter

 

[1] Dillner J1, Sparén P2, Andrae B2, Strander B3. [Cervical cancer has increased in Sweden in women who had a normal cell sample]. Lakartidningen. 2018 Jun 5;115. pii: E9FD.

[2] Nationellt Kvalitetsregister för Cervix cancer prevention (NKCx), http://nkcx.se/templates/_rsrapport_2017.pdf [en suédois]

[3] Engholm G, Ferlay J, Christensen N, Hansen HL, Hertzum-Larsen R, Johannesen TB, Kejs AMT, Khan S, Ólafsdóttir E, Petersen T, Schmidt LKH, Virtanen A and Storm HH: Cancer Incidence, Mortality, Prevalence and Survival in the Nordic Countries, Version 8.1 (28.06.2018). Association of the Nordic Cancer Registries. Danish Cancer Society. Available from http://www.ancr.nu, accessed on 30/09/2018.

[4] Elfstrom KM, Sparen P, Olausson P, Almstedt P, Strander B, Dillner J. Registry-based assessment of the status of cervical screening in Sweden. J Med Screen. 2016.

Evolution du risque de cancer du col de l’utérus en Australie depuis la vaccination par Gardasil (de 2007 à 2014)

 DR G Delépine chirurgien et statisticien.   gerard.delepine@bbox.fr

 

australie diaporama 10 déc 2018 G Delépine

 

 

 

L’Australie fut le premier pays à organiser la vaccination systématique pour les filles (dès 2007), puis pour les garçons (2013). D’après l’Australian Institute of Health and Welfare[1], l’incidence brute (nombre annuel de nouveaux cas pour 100000 femmes) et l’incidence standardisée (incidence brute corrigée des variations démographique en se référant à une population standard) dans la population globale n’ont plus diminué depuis la vaccination.

 

 

Cette stabilisation globale résulte de deux tendances contradictoires qui n’apparaissent qu’à l’examen des évolutions selon les groupes d’âge.

Les femmes appartenant aux groupes d’âge vaccinés ont vu leur risque augmenter fortement : (capture d’écran du registre australien AWHI) :

100% d’augmentation pour celles de 15 à 19 ans (de 0.1 en 2007 à 0.2 en 2014)

113% d’augmentation (de 0.7 à 1.5) pour celles de 20 à 24 ans vaccinées pour plus de 80% d’entre elles alors qu’elles avaient entre 13 et 17 ans,

36% (5.9 à 8) pour le groupe 25-29

et 33% (9.9 à 13.2) pour celles de 30 à 34 ans moins vaccinées, car seulement exposées aux vaccinations « de rattrapage ». [2]

 

 

Un drame connu de tous les sportifs de haut niveau : celui de Sarah Tait

Cet accroissement du risque de cancer après la vaccination a été dramatiquement illustré par la triste histoire de Sarah Tait, championne olympique d’aviron au deux sans barreur, lors des JO de Londres en 2012. Cette championne a vu sa vie brisée en pleine gloire : elle a souffert de cancer invasif du col quelques années après avoir été vaccinée et en est morte à 33 ans. On ne peut bien sûr pas affirmer que la vaccination a été à l’origine de son cancer mais elle a, statistiquement, une chance sur deux d’avoir souffert d’un cancer lié à la vaccination (de faire partie des 113% de surrisque de cancer observé après vaccination).

 

Les femmes non vaccinées continuent à bénéficier du dépistage par frottis

Durant la même période les femmes plus âgées (et donc non vaccinées) ont vu

Moins 17% pour les femmes de 55 à 59 ans (de 9.7 à 8.1), -13% pour celles de 60 à 64ans (de 10.3 à 8.9), moins 23% pour celles de75 à 79 ans (de11.5 à 8.8) et même moins 31% pour celles de 80 à 84 ans (de 14.5 à 10).

En l’absence d’études officielles sérieuses, nous ne pouvons donc qu’émettre des hypothèses sur les causes possibles de ce résultat paradoxal.

On ne peut guère évoquer, dans l’augmentation constatée une évolution sensible des moyens ou critères diagnostiques du cancer invasif : ni les critères histologiques, ni les méthodes pour les mettre en évidence n’ont globalement changé durant cette période.

 

 

 L’abandon du frottis ?  

Le risque d’abandon par certaines femmes du dépistage par frottis, due à la propagande mensongère prétendant que la vaccination protège du cancer du col, avait été souligné par Diane Harper (supposant une efficacité du vaccin !).

« Les vaccinations à elles seules n’empêcheront pas le cancer du col de l’utérus, à moins que leur efficacité ne dépasse 15 ans. Si la durée d’efficacité est plus courte, l’apparition du cancer chez la femme est simplement différée. Des études antérieures ont déjà montré qu’une cessation volontaire du dépistage chez une génération de femmes ayant peu de contacts avec des amis qui développaient ou mourraient d’un cancer invasif du col de l’utérus a entraîné population.(…).

 Si davantage de jeunes adolescentes vaccinés deviennent des femmes qui refusent volontairement le dépistage du cancer du col de l’utérus, les taux de cancer du col de l’utérus augmenteront. »

Cette désaffection du dépistage a déjà été observée en Australie[3], ainsi que le montre le tableau suivant qui donne l’évolution des pourcentages de dépistage selon les groupes d’âge.

 

Elle serait susceptible d’expliquer dans ce pays, au moins en partie la multiplication des cancers invasifs. Mais, dans cette hypothèse, ce serait les populations habituellement exposées, plus âgées, qui seraient touchées selon l’évolution naturelle de ce cancer, ce qui n’est pas le cas.  De plus, cet effet d’abandon du dépistage après vaccin n’a été observé, ni en Grande bretagne, ni en Suède où l’augmentation d’incidence des cancers du col a également été observée depuis la vaccination.

 

ET SI LE VACCIN FACILITAIT DIRECTEMENT LE CANCER ? ET COMMENT ?

 

La précocité de l’augmentation de l’incidence, dès la troisième ou quatrième année après la vaccination plaide cependant pour une action accélératrice directe du vaccin qui se comporterait comme un facilitateur du cancer du col, dont l’évolution naturelle nécessite plutôt 10 à 20 ans.

 

 Lien de causalité hautement probable entre accélération et multiplication de l’apparition des cancers et vaccin

En dehors des conditions expérimentales toujours éthiquement discutables chez l’homme, l’affirmation d’un lien de causalité entre deux facteurs statistiquement liés est toujours très difficile en médecine ; sa confirmation indirecte nécessite un faisceau d’arguments réunis ici : temporalité, gradient de dose /réponse, plausibilité, cohérence, analogie.

Le critère de temporalité est ici évidemment rempli : avant la période de   vaccination large, l’incidence diminuait. Elle n’a commencé à augmenter que 3 à 5 ans après le début de la campagne de vaccination.

Le critère dose-réponse est aussi présent : c’est dans les groupes d’âge les plus vaccinés que l’augmentation d’incidence est la plus élevée. Les groupes de femmes âgées, non vaccinées, ont vu leur incidence de cancer continuer à diminuer comme durant la période d’avant la vaccination. Les jeunes filles de France peu vaccinées ont vu aussi leur risque de cancer du col continuer à diminuer.

Un effet facilitateur des protéines du vaccin, qui sont des protéines du virus accusé d’être la cause du cancer, est tout à fait plausible, même si ce résultat clinique tragique va à l’opposé de ce qui était attendu et annoncé.

Rien dans ce que nous savons de l’histoire naturelle du cancer s’oppose à un éventuel lien de causalité vaccin/cancer. Le critère de cohérence est donc aussi rempli.

 

ACTION FACILITATRICE de maladies D’AUTANT PLUS PLAUSIBLE QUE DEJA OBSERVEE POUR D’AUTRES VACCINS (hépatite B, SIDA)

La crédibilité d’une action facilitatrice directe du vaccin sur le cancer du col est renforcée par l’analogie avec les accidents observés avec d’autres vaccins, en particulier le vaccin contre l’hépatite B. Les vaccins expérimentaux (abandonnés) contre le SIDA facilitaient l’apparition de la maladie immunitaire.

Vaccin anti hépatite B et cancer du foie : rêve, mythe et propagande

Rappelons notre premier chapitre : la vaccination anti hépatite promue pour son action anti cancer, a été suivie en France, comme aux USA, d’une augmentation considérable de l’incidence du cancer du foie, aboutissant à doubler son incidence en 20 ans en France (de 6.8 pour 100000 en 1995 à 13,6 en 2017)[4], à la quadrupler aux USA. Pourtant, en France la consommation d’alcool, principale cause de ce cancer, régressait considérablement dans la même période.

Il faut espérer que le Gardasil ne va pas faire autant exploser le nombre des cancers du col chez les jeunes filles vaccinées, comme notre examen des premiers résultats cancérologiques avérés à dix ans, le laisse fortement craindre.

Vaccin anti sida et effet paradoxal facilitateur, d’où son abandon à juste titre

La facilitation par un vaccin d’une maladie qu’il est censé combattre a déjà été observée dans les essais Step [5]et Phambili [6],  au cours desquels les vaccins à visée anti sida augmentaient de 50% le risque de contamination par rapport au placebo. Ces constatations ont été heureusement faites lors d’essais thérapeutiques bien conçus qui ont évité la mise sur le marché de ces vaccins dangereux.

Malheureusement les passe-droits invraisemblables qui ont entouré les essais[7], puis la mise sur le marché précipitée du Gardasil, alors qu’aucune preuve d’efficacité sur la maladie qu’il était censé traiter, de surcroit, en ignorant les conseils de prudence de nombreux chercheurs [8] [9] [10] [11] ont empêché d’éviter cette catastrophe à nos enfants.

 

[1] Australian Institute of Health and Welfare (AIHW) 2017 Australian Cancer Incidence and Mortality (ACIM) books : cervical cancer Canberra : AIHW. <Http ://www.aihw.gov.au/acim-books>.

[3] Alison C Budd, Julia M L Brotherton, Dorota M Gertig, Theresa Chau, Kelly T Drennan and Marion Saville Cervical screening rates for women vaccinated against human papillomavirus Med J Aust 2014 ; 201 (5) 279-282)

[4] Jéhannin-Ligier K, Dantony E, Bossard N, Molinié F, Defossez G, Daubisse-Marliac L, Delafosse P, Remontet L, Uhry Z. Projection de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine en 2017. Rapport technique. Saint-Maurice : Santé publique France, 2017. 80 p. Disponible à partir des URL : www.santepubliquefrance.fr et http://www.e-cancer.fr/

[5] Buchbinder SP, Mehrotra DV, Duerr A, et al. Efficacy assessment of a cell-mediated immunity HIV-1 vaccine (the Step Study) : a double-blind, randomised, placebo-controlled, test-of-concept trial. Lancet. 2008 ; 372 :1881–1893. First Efficacy trial of a T-cell-based vaccine that failed to confer protection.

[6] Gray GE, Allen M, Moodie Z, et al. Safety and efficacy of the HVTN 503/Phambili study of a clade-B-based HIV-1 vaccine in South Africa : a double-blind, randomised, placebo-controlled test-of-concept phase 2b study. Lancet Infect Dis. 2011 ; 11 :507–515.

[7] Examen selon une procédure fast Track injustifiée par la maladie, utilisation de critères substitutifs dont la pertinence n’était pas connue, la redéfinition a posteriori de la population de l’essai…

[8] Sawaya GF, Smith-McCune K. HPV vaccination More answers, more questions. N Engl J Med 2007 356 1991-3

[9] C. J. Haug Human Papillomavirus Vaccination Reasons for Caution Editorial N Engl J Med 359 ;8 www.nejm.org August 21, 2008

[10] Lindsey R. Baden, M.D., Gregory D. Curfman, M.D.et al Human Papillomavirus Vaccine — Opportunity and Challenge N Engl J Med 356 ;19 www.nejm.1990 org May 10, 2007G7

[11]L R. Baden, G D. Curfman, S Morrissey, and J M. Drazen, M.D. Human Papillomavirus Vaccine Opportunity and Challenge N Engl j Med 356 ;19 www.nejm org May 10, 2007

 

Analyse des résultats publiés du Gardasil sur la fréquence du cancer du col de l’utérus. Lettre aux parlementaires

 

 

Rapport pour Messieurs et Mesdames de la Représentation nationale.

 

 G Delépine.  Chirurgien cancérologue, diplômé de statistiques médicales.

 Déclaration d’intérêts : l’auteur précise qu’il n’a aucun lien d’intérêt, ni avec un laboratoire pharmaceutique, ni avec une quelconque association anti vaccinale.

 

 

L’obligation vaccinale française a déclenché une véritable guerre de religion entre ceux qui croient en l‘effet toujours bienfaisant des vaccinations, et ceux qui ne comptabilisent que leurs complications. Afin de dépassionner le débat, je ne présenterai ici que des résultats avérés, officiels et indiscutables extraits des registres officiels et m’abstiendrai dans ce texte de commentaires et hypothèses qui pourraient pourtant permettre de mieux les expliquer.

Après 12 ans de commercialisation du Gardasil et plus de 200 millions de doses vendues, l’examen des registres officiels du cancer permet de tirer un premier bilan objectif d’efficacité anticancéreuse qui se révèle angoissant.

En effet on observe, dans tous les pays qui ont mis en œuvre un programme de vaccination, une augmentation importante et significative de la fréquence des cancers invasifs touchant préférentiellement les groupes les plus vaccinés.

Cette fréquence est exprimée en incidence brute (nombre de nouveaux cas annuel pour 100 000 femmes) et en incidence standardisée (incidence brute ramenée à une population mondiale « standard » corrigeant ainsi les variations dues aux différences démographiques d’une période à l’autre ou d’un pays à l’autre) permettant de comparer l’évolution entre les pays.

En Australie, premier pays à organiser la vaccination pour les filles (dès 2007) puis pour les garçons (2013), d’après l’Australian Institute of Health and Welfare[1], l’incidence standardisée dans la population globale n’a plus diminué depuis la vaccination. Cette stabilisation globale résulte de deux tendances contradictoires qui n’apparaissent qu’à l’examen des évolutions selon les groupes d’âge. Les femmes des groupes d’âge vaccinés ont vu leur risque augmenter fortement :100% d’augmentation d’incidence pour celles de 15 à 19 ans (de 0.1 en 2007 à 0.2 en 2014), 113% d’augmentation (de 0.7 à 1.5) pour celles de 20 à 24 ans vaccinées alors qu’elles avaient entre 13 et 17 ans, et 33% (de 5.9 à 8 pour le groupe 25-29 et de 9.9 à 13.2 pour celles de 30-34) pour celles de 25 à 34 ans moins vaccinées, car seulement exposées aux vaccinations « de rattrapage ». Durant la même période, les femmes plus âgées (et donc non vaccinées) ont vu leur risque diminuer : -17% pour les femmes de 55 à 59 ans (de 9.7 à 8.1), -13% pour celles de 60 à 64ans (de 10.3 à 8.9), -23% pour celles de75 à 79 ans (de11.5 à 8.8) et même -31% pour celles de 80 à 84 ans (de 14.5 à 10).

La Grande Bretagne a organisé la vaccination pour les filles de 12 à 13 ans avec un rattrapage pour les 14-18 ans dès 2008. Les promoteurs de la vaccination s’attendaient à ce que les taux de cancer du col chez les femmes âgées de 20 à 24 ans diminuent à partir de 2014, à mesure que les cohortes vaccinées entraient dans leur deuxième décennie. Cependant en 2016, les statistiques nationales ont montré une augmentation brutale et importante du taux de cancer du col utérin dans ce groupe d’âge d’autant plus inquiétante que l’incidence standardisée dans la population globale a tendance à réaugmenter depuis la vaccination passant de 9.4 en 2007 à 9.6 en 2015. Dans ce pays l’analyse par groupe d’âge révèle des évolutions très contrastées[2]. Les anglaises de 20 à 24 ans qui constituaient la cible préférentielle de la campagne de vaccination ont vu leur incidence de cancer doubler de 2007 à 2015 (de 11 à 22) après une augmentation de 70% entre 2012 et 2014[3], alors les femmes de 25 à 34 ans (moins vaccinées car seulement exposées aux vaccinations « de rattrapage ») ont vu leur risque augmenter de 18% (de 17 en 2007 à 20 en 2014). Les femmes plus âgées, non vaccinées ont vu leur risque diminuer (-13% pour les femmes âgées de 65 à 79 ans et -10% pour celles de plus de 80 ans).

MEME PHENOMENE PARADOXAL EN SUEDE

En Suède, le Gardasil est utilisé depuis 2006 et le programme de vaccination a été généralisé en 2010 avec une couverture vaccinale des adolescentes âgées de 12 ans de près de 80%. En 2012–2013, avec un programme de rattrapage, la quasi-totalité des jeunes filles de 13 à 18 ans étaient vaccinées.

Dans ce pays, l’incidence standardisée du cancer du col de l’utérus a augmenté progressivement depuis la vaccination passant de 9.6 en 2006, à 9.7 en 2009, 10.3 en 2012 et 11,49 en 2015.   Cet accroissement est presque exclusivement dû à l’augmentation de l’incidence des cancers invasifs chez les femmes de 25 à 49 ans (11 en 2006 versus 17 en 2015) groupe d’âge qui inclus toutes les vaccinées L’incidence du cancer invasif du col de l’utérus a augmenté de 19% chez les femmes de 20 à 29 ans (de 6.69 à 8.01), de 47% chez celles de 30 à 39 ans (de 14.78 à 21.81) et de 40 % chez celles de 40 à 49 ans (de 14.68 à 20.50).

A l’opposé, en Suède comme en Australie et comme en Grande Bretagne, une diminution de l’incidence de cancer invasif a été observée chez les femmes de plus de 50 ans, groupe qui n’a pas été concerné par le programme de vaccination. L’incidence du cancer invasif du col de l’utérus a ainsi baissé entre 2007 et 2015 de 6% pour les femmes âgées de 50 à 59 ans (de 14.24 à 13.34), de 4 % pour celles de 60 à 69 ans (12.63 à 12.04,) de 17% pour celles de 70 à 79 ans (de 15.28 à 12.66) et de 12 % pour celles de plus de 80 ans (de 15.6 à 13.68).

 

En Norvège, depuis la vaccination, le registre du cancer montre une augmentation de l’incidence standardisée du cancer invasif du col de l’utérus de 12.2 en 2009, à 13.2 en 2012 et 14.3 en 2015.

Cette augmentation est due presque exclusivement aux jeunes femmes qui regroupent toutes celles qui ont été vaccinées ainsi qu’en témoigne la forte diminution de l’âge moyen de survenue du cancer du col passé de 48 ans en 2002 -2006 à 45 ans en 2012-2016.

Entre 2007 et 2015 l’incidence du cancer invasif du col de l’utérus a augmenté de 8% chez les femmes de 20 à 29 ans (de 7.78 à 8.47), de 65% chez celles de 30 à 39 ans (de 16.92 à 28.11) et de 50 % chez celles de 40 à 49 ans (de 19.62 à 29.56).

Durant la même période une diminution de l’incidence du cancer invasif a été observée chez les femmes plus âgées qui n’ont pas été concernées par le programme de vaccination :  -11% pour les femmes âgées de 55 à 64 ans (15.47 à 13.7), -16% pour celles de 65 à 74 ans (17.7 à 14.71) et -29% pour celles de 75 à 85 ans (18.39 à 13). Résultats semblables à ceux de l’Australie de la Grande-Bretagne et de la Suède.

 

Aux USA, d’après le Cancer Statistics Review 1975-2015 [4] l’incidence standardisée du cancer invasif du col avait diminué de 33% entre 1989 et 2007 (de 10.7 à 6.67) avant la commercialisation du Gardasil, mais ne diminue plus (+0.1) depuis la vaccination. Dans ce pays où la couverture vaccinale est moins élevée que dans les pays précédents (proche de 60%,) on observe la même discordance selon les groupes d’âge mais d’amplitude moindre : les femmes de plus de 50 ans, qui ont échappé à la vaccination bénéficient d’une diminution de 5% de leur risque (de 10.37 en 2007 à 9.87 en 2015), tandis que les femmes plus jeunes, qui regroupent les vaccinées, ont vu leur risque augmenter de 4% (5.24 en 2007 à 5.47 en 2015).

L’évolution de ces pays à forte couverture vaccinale peut être comparée à l’évolution constatée en France métropolitaine où la couverture vaccinale anti HPV est très faible (environ 15%) et qui peut être considérée pour cette raison comme un pays témoin. En France[5], l’incidence du cancer du col de l’utérus a constamment diminué passant de 15 en 1995 à 7,5 en 2007, 6,7 en 2012 et 6 en 2017. Cette diminution de l’incidence s’est accompagnée d’une diminution de la mortalité de 5 en 1980 à 1,8 en 2012 et 1,7 en 2017.

Ainsi dans tous les pays qui ont atteint un taux de couverture vaccinale anti HPV élevée, les registres officiels du cancer révèlent une augmentation de l’incidence des cancers invasifs du col de l’utérus, qui apparaît 3 à 5 ans après le début de la campagne de vaccination et qui affecte exclusivement les groupes d’âge qui ont été les plus vaccinés.

Dans ces mêmes pays, durant la même période les femmes plus âgées, qui n’ont pas été vaccinées, ont vu leur risque de cancer du col poursuivre sa diminution. De même, en France métropolitaine, pays à faible taux de couverture vaccinale, l’incidence du cancer du col continue de décroitre à un rythme comparable à celui de la période pré vaccinale.

Ce risque de faciliter le cancer additionné aux effets secondaires connus enlève toute légitimité à cette vaccination, Les défenseurs du vaccin plaident pour la rareté supposée des « effets indésirables », mais peuvent-ils aussi prétendre que l’objectif officiel de la vaccination, diminuer l’incidence du cancer du col a encore des chances d’être atteint ?

Catastrophe sanitaire avérée. Peut-on éviter un nouveau scandale ?

L’augmentation du risque de cancer du col constatée dans tous les pays à forte couverture vaccinale constitue d’ores et déjà une catastrophe sanitaire qui justifie de diligenter en urgence des études complémentaires par des acteurs indépendants pour expliquer ce résultat paradoxal et de suspendre immédiatement la recommandation de ce vaccin.

En l’absence de mesures de précaution fortes, cette catastrophe sanitaire risque de se transformer en scandale sanitaire. Après les scandales du Vioxx, du Médiator, des pilules de dernière génération et les pantouflages éthiquement condamnables de la directrice du CDC américain et d’un président de l’EMA, la confiance de la population dans les dirigeants des agences sanitaires et les ministres de la santé accusés d’être trop sensibles aux discours des firmes pharmaceutiques, est fortement ébranlée.

Ce ne sont pas des réponses évasives des experts officiels aux inquiétudes des famille des jeunes victimes qui pourront la rétablir [6]  [7].Ni non plus l’attitude du CDC américain qui continue de faire la promotion du vaccin pour les filles et les garçons suivant ainsi l’exemple du capitaine du Titanic négligeant les avertissements et commandant « plus vite » Cette surdité aux résultats avérés et aux appels de prudence des experts indépendants constitue un argument majeur des anti vaccins qui soulignent à juste titre les passe-droits invraisemblables qui ont entouré les essais[8] puis la mise sur le marché précipitée[9] du Gardasil sans preuve d’efficacité sur la maladie qu’il était censée traiter et qui sont à l’origine de la catastrophe actuelle.

Il est temps que les politiques ne soient plus dupes d’experts aux conflits d’intérêts prédominants. Si vous ne refusez pas l’amendement qui vise à rendre obligatoire le Gardasil, que direz-vous aux familles des filles comme Sarah Tait, mortes de cancer du col après la vaccination qui devait éviter ce calvaire, quand elles apprendront que c’est peut-être la vaccination qui a été responsable ? Cette responsabilité sera, à l’évidence, très difficile à assumer.

En attendant les résultats d’études approfondies indispensables pour préciser les raisons de cet échec avéré du Gardasil, le principe de précaution exige de ne plus recommander, ni de faciliter, et encore moins d’imposer ce vaccin et d’arrêter de financer les publicités trompeuses voire mensongères afin de permettre à chaque citoyen d’évaluer librement le rapport bénéfice/ risque de la vaccination

« Ceux qui ne savent pas ont le devoir d’apprendre »

« Ceux qui ont le privilège de la connaissance ont le devoir d’agir » Albert Einstein

 

[1] Australian Institute of Health and Welfare (AIHW) 2017 Australian Cancer Incidence and Mortality (ACIM) books : cervical cancer Canberra : AIHW. <Http ://www.aihw.gov.au/acim-books>.

[2] Web content : Cancer Research UK, https://www.cancerresearchuk.org/health-professional/cancer-statistics/statistics-by-cancer-type/cervical-cancer/incidence?, statistics Accessed 09] [2018].

[3] A Castanona et al Is the recent increase in cervical cancer in women aged 20–24 years in England a cause for concern? Preventive Medicine Volume 107, February 2018, Pages 21-28

[4]https://seer.cancer.gov/archive/csr/1975_2014/results_merged/sect_05_cervix_uteri.pdf#search=cervix%20cancer%20incidence

[5] Francim, HCL, www.Santé publique France, INCa. Projections de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine en 2017 – Tumeurs solides [Internet]. Saint-Maurice : Santé publique France [mis à jour le 02/01/2018 ; consulté le 09/05/2018 https://www.santepubliquefrance.fr

[6] A Castanona et al Is the recent increase in cervical cancer in women aged 20–24 years in England a cause for concern? Preventive Medicine Volume 107, February 2018, Pages 21-28

[7] Également très lié aux laboratoires commercialisant les vaccins

[8] Examen selon une procédure fast track injustifiée par la maladie, utilisation de critères substitutifs dont la pertinence n’était pas connue, puis définition à postériori de la population choisie pour juger l’essai…

[9] En 9 mois record absolu à l’époque

Destructions de la sécurité sociale, du système hospitalier et libéral, couplées à celles de l’Université et de la Recherche. Désastre annoncé.

A l’occasion d’une conférence à Saint- Etienne, à l’invitation de l’association Alis, nous avons fait le point sur la destruction de la sécurité sociale, des hôpitaux publics et privés, de la médecine libérale, couplée avec celle de l’Université et de la Recherche.

Voici ici le diaporama qui informe sur ces sujets majeurs.

« DESTRUCTION ACTIVE ET CHOISIE   du système de santé français en 50 ans  A TRAVERS LA CASSE ORGANISEE DE LA SECURITE SOCIALE, DE L UNIVERSITE ET DE LA RECHERCHE »

 

.DESTRUCTION ACTIVE ET CHOISIE SYSTEME DE SANTE 8 SEPT 2018 ST ETIENNE ASSO ALIS

Pour toute information  complémentaire à nous fournir, suggestion ou question, n’hésitez pas à nous joindre sur nicole.delepine@bbox.fr

 

Nous avions abordé ces problématiques dans notre essai « soigner et obéir « à l’intention des politiques et des citoyens désireux de s’informer et de résister à cette régression globale. Ces sujets y sont développés. Il y a urgence à ce que les citoyens, leurs associations  s’emparent de ces problématiques et combattent pour la sauvegarde de notre système de santé et de notre sécurité sociale de 1946.

 

 

Le débat sur l’intérêt d’une obligation date de la vaccination

vaccins 2018 nice 2  cliquer ici pour voir le diaporama du dr Gerard Delépine 

Plan de l’exposé

1°) Rappel des pandémies de l’histoire .

2°) DT polio

3°) les autres maladies concernées par l’obligation vaccinale

4°) les candidats à une future obligation : Grippe, Gardasil

5°) Obligations dans les autres grands pays européens

6° Alors pourquoi une obligation?

 

 

Sortons des croyances
revenons aux faits

Rien que des faits

Des faits vérifiables