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Evolution de l’incidence du cancer du col de l’utérus en Norvège, depuis la vaccination

 

 

Evolution de l’incidence du cancer du col de l’utérus en Norvège, depuis la vaccination

 

Norvège (1) diaporama  avec les courbes issues directement des registres officiels

 

Le programme de vaccination des filles a commencé durant l’année scolaire 2009-2010 (Childhood Immunisation Programme). A partir du 1er Novembre2016 un programme de rattrapage a étendu la vaccination aux femmes nées depuis 1991. Depuis l’automne 2018 la vaccination est également proposée aux garçons.

Depuis la vaccination, le registre du cancer Nordcan montre une augmentation de l’incidence (standardisée monde)du cancer invasif du col de l’utérus de 25% sur l’ensemble de la population (de 8.99 en 2007 à 11.31 pour 100 000 en 2015).

Ci-après les courbes de Nordcan :

 

 

Cette augmentation est due presque exclusivement aux femmes de moins de 50 ans qui regroupent toutes celles ont été vaccinées ainsi qu’en témoignent l’augmentation d’incidence de 47% (de 17.05 en 2007 à 25.19 en 2015) et la diminution de l’âge moyen de survenue du cancer du col passé de 48 ans en 2002 -2006 à 45 ans en 2012-2016.

Durant cette période, les norvégiennes de plus de 50 ans, non concernées par la vaccination ont vu leur risque de cancer du col diminuer de 11% (de 16.85 à 14.94) grâce aux frottis en particulier.

 

 

Age-specific rate per 100,000
Year 50-74
2007 16.85
2008 14.58
2009 15.38
2010 14.60
2011 14.78
2012 14.34
2013 14.22
2014 13.23
2015 14.94

 

L’effet paradoxal de la vaccination est bien objectivé par la comparaison des deux graphiques Nordcan de l’incidence des cancers invasifs du col de l’utérus avant et après vaccination

 

 

 

Evolution du risque de cancer invasif du col de l’utérus en Grande-Bretagne depuis la vaccination par Gardasil

 

diaporama évolution cancer du col GB

Evolution du risque de cancer invasif du col de l’utérus en Grande-Bretagne depuis la vaccination par Gardasil

La Grande Bretagne a organisé la vaccination pour les filles de 12 à 13 ans, avec un rattrapage pour les 14-18 ans dès 2008. D’après le Public Health England [1], la couverture vaccinale complète des filles âgées de 13 à 14 ans à 3 injections atteignait 86.7% en 2013/14.

D’après l’un des apôtres de la vaccination, A Castanon[2] : on « s’attendait à ce que les taux de cancer du col chez les femmes ans diminuent à partir de 2014, à mesure que les cohortes des adolescentes vaccinées entraient dans leur deuxième décennie.

Cependant en 2016, les statistiques nationales ont montré une augmentation brutale et importante du taux de cancer du col utérin.

Les femmes de 20 à 24 ans vaccinées pour plus de 85% d’entre elles, alors qu’elles avaient entre 14 et 18 ans, ont vu leur risque de cancer augmenter de 70% en 2 ans (de 2,7 en 2012 à 4,6 en 2014) et celles de 25 à 29 ans qui avaient entre 17 à 23 ans au moment de la campagne de vaccination ont vu leur risque de cancer doubler entre 2007 et 2015 (de 11 à 22). »

 

Les femmes de 25 à 34 ans, (moins vaccinées, car seulement exposées aux vaccinations « de rattrapage »), ont vu leur risque augmenter de 18% (de 17 en 2007 à 20 en 2014). Ainsi que le montre ce relevé de National Office of Statistics[3] et de Cancer Research United Kingdom

  2005-2007 2006-2008 2007-2009 2008-2010 2009-2011 2010-2012 2011-2013 2012-2014 2013-2015
25 to 34

 

15,8 17,0 19,1 19,7 19,5 18,5 19,1 19,8 20,0

https://www.cancerresearchuk.org/health-professional/cancer-statistics/statistics-by-cancer-type/cervical-cancer/incidence?_ga=2.189881579.1799137437.1543334728-1160609591.1539423969

Selon ces mêmes sources, en Grande Bretagne, comme en Australie, les femmes plus âgées, non vaccinées ont vu leur risque diminuer (-13% pour les femmes âgées de 65 à 79 ans et -10% pour celles de plus de 80 ans), très probablement en raison de la poursuite du dépistage par frottis.

Age Range

 

2004-2006 2005-2007 2006-2008 2007-2009 2008-2010 2009-2011 2010-2012 2011-2013 2012-2014 2013-2015
65 to 79

 

10,9 10,8 10,7 10,9 10,2 10,0 9,7 10,2 9,7 9,3
80+ 14,8 14,2 14,1 13,7 13,0 12,4 11,6 11,7 12,1 11,5

Ainsi la campagne de vaccination a été suivie d’une augmentation considérable de l’incidence des cancers invasifs du col de l’utérus dans les classes d’âge vaccinés tandis que les femmes plus âgées non vaccinées voyaient leur risque continuer à diminuer.

Et sur l’ensemble de la population exposée au cancer du col (femmes de plus de 20 ans) l’incidence standardisée a augmenté, passant de 12.6 en 2007  à 14.1 en 2014

 

Cette augmentation importante du risque de cancer après vaccination constitue un signal d’alerte fort qui justifie des études complémentaires afin d’en déterminer les raisons et un moratoire sur la vaccination en attendant une révision des recommandations actuelles.

[1] Human Papillomavirus (HPV) vaccination coverage in adolescent females in England: 2016/17

[2] Alejandra Castanon,⁎, Peter Sasienia, Is the recent increase in cervical cancer in women aged 20–24 years in

England a cause for concern?   Preventive Medicine Volume 107, February 2018, Pages 21-28https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0091743517304802?via%3Dihub

[3] L’Office for National Statistics est une agence exécutive britannique chargée de collecter et publier les informations statistiques sur l’économie, la population et la société du Roy

Evolution du risque de cancer du col de l’utérus en Suède depuis la vaccination par Gardasil

Evolution du risque de cancer du col de l’utérus en Suède depuis la vaccination par Gardasil.

 

DR G Delépine chirurgien et statisticien.   gerard.delepine@bbox.fr

 

En Suède, le Gardasil est utilisé depuis 2006, et le programme de vaccination a été généralisé en 2010, avec une couverture vaccinale des adolescentes âgées de 12 ans de près de 80%. En 2012–2013, avec un programme dit de rattrapage, la quasi-totalité des jeunes filles de 13 à 18 ans ont été vaccinées.

D’après le registre officiel Nordcan, le nombre de cancer du col de l’utérus a augmenté en Suède ces dernières années avec une augmentation de 27% du nombre de nouveaux cas annuels (de 440 à 562).[1]

 

Dans ce pays, l’incidence standardisée du cancer du col de l’utérus a augmenté progressivement depuis la vaccination passant de 9.36 en 2006, à 9.7 en 2009, 10.3 en 2012 et 11,51 en 2015. [2]

 

Les femmes de 20 à 24 ans ont vu leur risque doubler passant de 1.86 à 3.72

L’incidence du cancer invasif du col de l’utérus a augmenté de 19% chez les femmes de 20 à 29 ans (de 6.69 à 8.01), de 47% chez celles de 30 à 39 ans (de 14.78 à 21.81) et de 40 % chez celles de 40 à 49 ans (de 14.68 à 20.50)[3].

 

 

suède diaporama G Delepine 10 Décembre 2018

 

 

A l’opposé, en Suède, comme en Australie et en Grande Bretagne, une diminution de l’incidence de cancer invasif a été observée chez les femmes de plus de 50 ans, groupe qui n’a pas été concerné par le programme de vaccination.

L’incidence du cancer invasif du col de l’utérus a ainsi baissé entre 2007 et 2015 de 6% pour les femmes âgées de 50 à 59 ans (de 14.24 à 13.34), de 4 % pour celles de 60 à 69 ans (12.63 à 12.04,) de 17% pour celles de 70 à 79 ans (de 15.28 à 12.66) et de 12 % pour celles de plus de 80 ans (de 15.6 à 13.68).

Il faut aussi signaler que les 20% de femmes qui ne se font pas dépister[4] totalisent 80% des formes graves de cancer du col et que la plus grande couverture de dépistage pourrait donc éviter

 

[1] Dillner J1, Sparén P2, Andrae B2, Strander B3. [Cervical cancer has increased in Sweden in women who had a normal cell sample]. Lakartidningen. 2018 Jun 5;115. pii: E9FD.

[2] Nationellt Kvalitetsregister för Cervix cancer prevention (NKCx), http://nkcx.se/templates/_rsrapport_2017.pdf [en suédois]

[3] Engholm G, Ferlay J, Christensen N, Hansen HL, Hertzum-Larsen R, Johannesen TB, Kejs AMT, Khan S, Ólafsdóttir E, Petersen T, Schmidt LKH, Virtanen A and Storm HH: Cancer Incidence, Mortality, Prevalence and Survival in the Nordic Countries, Version 8.1 (28.06.2018). Association of the Nordic Cancer Registries. Danish Cancer Society. Available from http://www.ancr.nu, accessed on 30/09/2018.

[4] Elfstrom KM, Sparen P, Olausson P, Almstedt P, Strander B, Dillner J. Registry-based assessment of the status of cervical screening in Sweden. J Med Screen. 2016.

Hystérie vaccinale, Gardasil et cancer, un paradoxe NOUVEAU LIVRE 2018

Devant la découverte de l’effet paradoxal du vaccin Gardasil qui augmente le risque du cancer du col de l’utérus chez les femmes vaccinées de façon systématique dans tous les pays dont le taux élevé de sujets vaccinés, permet une analyse statistique significative, nous avons décidé d’approfondir le problème, et de tenter de livrer ce travail à la population générale  le fruit de cette découverte.

La présentation du DR G Delépine, chirurgien et statisticien, à Perpignan le 23 Novembre 2018  détaille les courbes comparatives de taux de cancer du col de l’utérus, avant et après vaccination large des populations.

Gardasil G Delépine 22 11 2018 présentation Perpignan

n’hésitez pas à ouvrir le diaporama, ou à nous joindre si vous avez des questions, suggestions, commentaires

Evolution du risque de cancer du col de l’utérus en Australie depuis la vaccination par Gardasil (de 2007 à 2014)

 DR G Delépine chirurgien et statisticien.   gerard.delepine@bbox.fr

 

australie diaporama 10 déc 2018 G Delépine

 

 

 

L’Australie fut le premier pays à organiser la vaccination systématique pour les filles (dès 2007), puis pour les garçons (2013). D’après l’Australian Institute of Health and Welfare[1], l’incidence brute (nombre annuel de nouveaux cas pour 100000 femmes) et l’incidence standardisée (incidence brute corrigée des variations démographique en se référant à une population standard) dans la population globale n’ont plus diminué depuis la vaccination.

 

 

Cette stabilisation globale résulte de deux tendances contradictoires qui n’apparaissent qu’à l’examen des évolutions selon les groupes d’âge.

Les femmes appartenant aux groupes d’âge vaccinés ont vu leur risque augmenter fortement : (capture d’écran du registre australien AWHI) :

100% d’augmentation pour celles de 15 à 19 ans (de 0.1 en 2007 à 0.2 en 2014)

113% d’augmentation (de 0.7 à 1.5) pour celles de 20 à 24 ans vaccinées pour plus de 80% d’entre elles alors qu’elles avaient entre 13 et 17 ans,

36% (5.9 à 8) pour le groupe 25-29

et 33% (9.9 à 13.2) pour celles de 30 à 34 ans moins vaccinées, car seulement exposées aux vaccinations « de rattrapage ». [2]

 

 

Un drame connu de tous les sportifs de haut niveau : celui de Sarah Tait

Cet accroissement du risque de cancer après la vaccination a été dramatiquement illustré par la triste histoire de Sarah Tait, championne olympique d’aviron au deux sans barreur, lors des JO de Londres en 2012. Cette championne a vu sa vie brisée en pleine gloire : elle a souffert de cancer invasif du col quelques années après avoir été vaccinée et en est morte à 33 ans. On ne peut bien sûr pas affirmer que la vaccination a été à l’origine de son cancer mais elle a, statistiquement, une chance sur deux d’avoir souffert d’un cancer lié à la vaccination (de faire partie des 113% de surrisque de cancer observé après vaccination).

 

Les femmes non vaccinées continuent à bénéficier du dépistage par frottis

Durant la même période les femmes plus âgées (et donc non vaccinées) ont vu

Moins 17% pour les femmes de 55 à 59 ans (de 9.7 à 8.1), -13% pour celles de 60 à 64ans (de 10.3 à 8.9), moins 23% pour celles de75 à 79 ans (de11.5 à 8.8) et même moins 31% pour celles de 80 à 84 ans (de 14.5 à 10).

En l’absence d’études officielles sérieuses, nous ne pouvons donc qu’émettre des hypothèses sur les causes possibles de ce résultat paradoxal.

On ne peut guère évoquer, dans l’augmentation constatée une évolution sensible des moyens ou critères diagnostiques du cancer invasif : ni les critères histologiques, ni les méthodes pour les mettre en évidence n’ont globalement changé durant cette période.

 

 

 L’abandon du frottis ?  

Le risque d’abandon par certaines femmes du dépistage par frottis, due à la propagande mensongère prétendant que la vaccination protège du cancer du col, avait été souligné par Diane Harper (supposant une efficacité du vaccin !).

« Les vaccinations à elles seules n’empêcheront pas le cancer du col de l’utérus, à moins que leur efficacité ne dépasse 15 ans. Si la durée d’efficacité est plus courte, l’apparition du cancer chez la femme est simplement différée. Des études antérieures ont déjà montré qu’une cessation volontaire du dépistage chez une génération de femmes ayant peu de contacts avec des amis qui développaient ou mourraient d’un cancer invasif du col de l’utérus a entraîné population.(…).

 Si davantage de jeunes adolescentes vaccinés deviennent des femmes qui refusent volontairement le dépistage du cancer du col de l’utérus, les taux de cancer du col de l’utérus augmenteront. »

Cette désaffection du dépistage a déjà été observée en Australie[3], ainsi que le montre le tableau suivant qui donne l’évolution des pourcentages de dépistage selon les groupes d’âge.

 

Elle serait susceptible d’expliquer dans ce pays, au moins en partie la multiplication des cancers invasifs. Mais, dans cette hypothèse, ce serait les populations habituellement exposées, plus âgées, qui seraient touchées selon l’évolution naturelle de ce cancer, ce qui n’est pas le cas.  De plus, cet effet d’abandon du dépistage après vaccin n’a été observé, ni en Grande bretagne, ni en Suède où l’augmentation d’incidence des cancers du col a également été observée depuis la vaccination.

 

ET SI LE VACCIN FACILITAIT DIRECTEMENT LE CANCER ? ET COMMENT ?

 

La précocité de l’augmentation de l’incidence, dès la troisième ou quatrième année après la vaccination plaide cependant pour une action accélératrice directe du vaccin qui se comporterait comme un facilitateur du cancer du col, dont l’évolution naturelle nécessite plutôt 10 à 20 ans.

 

 Lien de causalité hautement probable entre accélération et multiplication de l’apparition des cancers et vaccin

En dehors des conditions expérimentales toujours éthiquement discutables chez l’homme, l’affirmation d’un lien de causalité entre deux facteurs statistiquement liés est toujours très difficile en médecine ; sa confirmation indirecte nécessite un faisceau d’arguments réunis ici : temporalité, gradient de dose /réponse, plausibilité, cohérence, analogie.

Le critère de temporalité est ici évidemment rempli : avant la période de   vaccination large, l’incidence diminuait. Elle n’a commencé à augmenter que 3 à 5 ans après le début de la campagne de vaccination.

Le critère dose-réponse est aussi présent : c’est dans les groupes d’âge les plus vaccinés que l’augmentation d’incidence est la plus élevée. Les groupes de femmes âgées, non vaccinées, ont vu leur incidence de cancer continuer à diminuer comme durant la période d’avant la vaccination. Les jeunes filles de France peu vaccinées ont vu aussi leur risque de cancer du col continuer à diminuer.

Un effet facilitateur des protéines du vaccin, qui sont des protéines du virus accusé d’être la cause du cancer, est tout à fait plausible, même si ce résultat clinique tragique va à l’opposé de ce qui était attendu et annoncé.

Rien dans ce que nous savons de l’histoire naturelle du cancer s’oppose à un éventuel lien de causalité vaccin/cancer. Le critère de cohérence est donc aussi rempli.

 

ACTION FACILITATRICE de maladies D’AUTANT PLUS PLAUSIBLE QUE DEJA OBSERVEE POUR D’AUTRES VACCINS (hépatite B, SIDA)

La crédibilité d’une action facilitatrice directe du vaccin sur le cancer du col est renforcée par l’analogie avec les accidents observés avec d’autres vaccins, en particulier le vaccin contre l’hépatite B. Les vaccins expérimentaux (abandonnés) contre le SIDA facilitaient l’apparition de la maladie immunitaire.

Vaccin anti hépatite B et cancer du foie : rêve, mythe et propagande

Rappelons notre premier chapitre : la vaccination anti hépatite promue pour son action anti cancer, a été suivie en France, comme aux USA, d’une augmentation considérable de l’incidence du cancer du foie, aboutissant à doubler son incidence en 20 ans en France (de 6.8 pour 100000 en 1995 à 13,6 en 2017)[4], à la quadrupler aux USA. Pourtant, en France la consommation d’alcool, principale cause de ce cancer, régressait considérablement dans la même période.

Il faut espérer que le Gardasil ne va pas faire autant exploser le nombre des cancers du col chez les jeunes filles vaccinées, comme notre examen des premiers résultats cancérologiques avérés à dix ans, le laisse fortement craindre.

Vaccin anti sida et effet paradoxal facilitateur, d’où son abandon à juste titre

La facilitation par un vaccin d’une maladie qu’il est censé combattre a déjà été observée dans les essais Step [5]et Phambili [6],  au cours desquels les vaccins à visée anti sida augmentaient de 50% le risque de contamination par rapport au placebo. Ces constatations ont été heureusement faites lors d’essais thérapeutiques bien conçus qui ont évité la mise sur le marché de ces vaccins dangereux.

Malheureusement les passe-droits invraisemblables qui ont entouré les essais[7], puis la mise sur le marché précipitée du Gardasil, alors qu’aucune preuve d’efficacité sur la maladie qu’il était censé traiter, de surcroit, en ignorant les conseils de prudence de nombreux chercheurs [8] [9] [10] [11] ont empêché d’éviter cette catastrophe à nos enfants.

 

[1] Australian Institute of Health and Welfare (AIHW) 2017 Australian Cancer Incidence and Mortality (ACIM) books : cervical cancer Canberra : AIHW. <Http ://www.aihw.gov.au/acim-books>.

[3] Alison C Budd, Julia M L Brotherton, Dorota M Gertig, Theresa Chau, Kelly T Drennan and Marion Saville Cervical screening rates for women vaccinated against human papillomavirus Med J Aust 2014 ; 201 (5) 279-282)

[4] Jéhannin-Ligier K, Dantony E, Bossard N, Molinié F, Defossez G, Daubisse-Marliac L, Delafosse P, Remontet L, Uhry Z. Projection de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine en 2017. Rapport technique. Saint-Maurice : Santé publique France, 2017. 80 p. Disponible à partir des URL : www.santepubliquefrance.fr et http://www.e-cancer.fr/

[5] Buchbinder SP, Mehrotra DV, Duerr A, et al. Efficacy assessment of a cell-mediated immunity HIV-1 vaccine (the Step Study) : a double-blind, randomised, placebo-controlled, test-of-concept trial. Lancet. 2008 ; 372 :1881–1893. First Efficacy trial of a T-cell-based vaccine that failed to confer protection.

[6] Gray GE, Allen M, Moodie Z, et al. Safety and efficacy of the HVTN 503/Phambili study of a clade-B-based HIV-1 vaccine in South Africa : a double-blind, randomised, placebo-controlled test-of-concept phase 2b study. Lancet Infect Dis. 2011 ; 11 :507–515.

[7] Examen selon une procédure fast Track injustifiée par la maladie, utilisation de critères substitutifs dont la pertinence n’était pas connue, la redéfinition a posteriori de la population de l’essai…

[8] Sawaya GF, Smith-McCune K. HPV vaccination More answers, more questions. N Engl J Med 2007 356 1991-3

[9] C. J. Haug Human Papillomavirus Vaccination Reasons for Caution Editorial N Engl J Med 359 ;8 www.nejm.org August 21, 2008

[10] Lindsey R. Baden, M.D., Gregory D. Curfman, M.D.et al Human Papillomavirus Vaccine — Opportunity and Challenge N Engl J Med 356 ;19 www.nejm.1990 org May 10, 2007G7

[11]L R. Baden, G D. Curfman, S Morrissey, and J M. Drazen, M.D. Human Papillomavirus Vaccine Opportunity and Challenge N Engl j Med 356 ;19 www.nejm org May 10, 2007

 

Lettre ouverte à tous les députés, sénateurs et citoyens concernant Gardasil et désinformation

Paris le 29 Octobre 2018

De Mr le Dr Gérard Delépine et Mme le Dr Nicole Delépine[1]

 

 Mrs et Mmes les Députés et Sénateurs  et à tous les citoyens et élus concernés

 

Nous avons eu connaissance d’affirmations erronées sur Gardasil, prononcées par Madame la Sénatrice Véronique Guillotin , devant la commission des affaires sociales[2] . Nous pensons que Mme la Sénatrice a été gravement désinformée et nous permettons de vous faire le point de l’état actuel de la science en matière de Gardasil.

Nous sommes évidemment à votre disposition, à celle de chaque groupe et /ou de la commission pour vous exposer plus longuement les problèmes majeurs posés par le Gardasil et, en particulier son effet paradoxal de découverte récente qui montre, qu’au lieu de diminuer à long terme le nombre de cancers du col, il les augmente rapidement en quatre à cinq ans, dans les populations largement vaccinées. Nous avons publié, dans un livre paru le 25 octobre 2018 chez Fauves éditions[3], les données analysées des registres du cancer des pays qui en disposent, et dont le taux de vaccination par Gardasil est suffisamment élevé pour permettre l’analyse statistique.

Mme la Sénatrice, après avoir « salué le courage de A Buzyn concernant l’obligation des onze vaccins », a  incité celle-ci à rendre obligatoire la vaccination anti HPV notamment chez les garçons en affirmant que « les cancers du col et les cancers génitaux sont plus nombreux en France que dans les autres pays européens où la vaccination est massive ».

Cette affirmation, est totalement erronée ! Dans tous les pays européens qui ont massivement organisé la vaccination anti HPV et qui disposent de registres officiels des cancers[4], l’incidence des cancers du col est supérieure à celle de la France.

La Grande Bretagne a été le premier pays d’Europe à organiser la vaccination pour les filles de 12 à 13 ans, avec rattrapage pour les 14-18 ans dès 2008 et le taux de couverture vaccinale dans la population cible dépasse largement les 80%. Les promoteurs de la vaccination s’attendaient à ce que les taux de cancer du col diminuent à partir de 2014, à mesure que les cohortes des adolescentes vaccinées entraient dans leur deuxième décennie. Mais en 2016, les statistiques nationales ont montré une augmentation brutale et importante du taux de cancer du col utérin[5].

Les femmes de 20 à 25 ans vaccinées pour plus de 85% d’entre elles, alors qu’elles avaient entre 14 et 18 ans, ont vu leur risque de cancer augmenter de 70% en 2 ans[6] et celles de 25 à 30 ans qui avaient entre 17 à 23 ans au moment de la campagne de vaccination ont vu leur risque de cancer doubler entre 2007 et 2015 (de 11 à 22).

Durant cette période les femmes plus âgées, non vaccinées ont vu leur risque diminuer[7], très probablement en raison de la poursuite du dépistage par frottis.

 Au total en 2015, selon Cancer Research UK, l’incidence du cancer invasif du col utérin atteignait 9.6 pour 100000 femmes.

 

En Suède, le Gardasil est utilisé depuis 2006, et le programme de vaccination généralisé en 2010, avec une couverture vaccinale des adolescentes âgées de 12 ans de près de 80%. En 2012–2013, avec un programme de rattrapage, la quasi-totalité des jeunes filles de 13 à 18 ans étaient vaccinées. Ces dernières années, le registre des cancers Nordcan[8] montre une augmentation de 27% du nombre de nouveaux cas annuels (de 440 à 562) en Suède.[9] Les femmes de 20 à 24 ans, cible privilégiée de la campagne de vaccination, ont vu depuis leur risque doubler passant de 1.86 en 2007  à 3.72 en 2015.

L’incidence du cancer invasif du col de l’utérus a augmenté de 19% chez les femmes de 20 à 29 ans (de 6.69 à 8.01), de 47% chez celles de 30 à 39 ans (de 14.78 à 21.81) et de 40 % chez celles de 40 à 49 ans (de 14.68 à 20.50).

A l’opposé, en Suède, comme en Australie et en Grande Bretagne, une diminution de l’incidence de cancer invasif a été observée chez les femmes de plus de 50 ans, groupe non concerné par le programme de vaccination.[10]

Ainsi en Suède, l’incidence standardisée du cancer du col de l’utérus a augmenté progressivement depuis la vaccination passant de 9.36 en 2006, à 9.7 en 2009, 10.3 en 2012 et 11,51 en 2015. [11] [12]

 

En Norvège, depuis la vaccination, le registre du cancer Nordcan montre une augmentation de l’incidence standardisée du cancer invasif du col de l’utérus de 25% (de 8.99 en 2007 à 11.21 en 2015), augmentation est due presque exclusivement aux jeunes femmes vaccinées, ainsi qu’en témoignent l’augmentation d’incidence de 47% (de 17.05 en 2007 à 25.19 en 2015) chez les femmes de moins de 50 ans et la diminution de l’âge moyen de survenue du cancer du col passé de 48 ans en 2002 -2006 à 45 ans en 2012-2016. [13]

En France métropolitaine, pour 2017, l’institut de veille sanitaire (rebaptisé Santé France) évalue dans sa dernière mise à jour du 12/04/2018, l’incidence du cancer du col de l’utérus à 6 pour 100000. Et se basant sur 2012, cet institut plaçait notre pays derrière la Grande Bretagne ce qui n’est plus le cas depuis la forte augmentation anglaise depuis la vaccination !

Au total, selon les derniers chiffres d’incidence standardisée du cancer du col de l’utérus publiés est nettement plus faible en France que dans les pays à forte couverture vaccinale : France 6, Grande Bretagne 9.6, Norvège 11.21, Suède 11.51 et également devant l’Australie 7.1[14] toujours citée en exemple.

Il est dommage, Mme la Sénatrice, que vous n’ayez pas été informée de la réalité et conduite ainsi à présenter des informations fausses dans votre commission. Certes cet effet paradoxal du Gardasil est inattendu et de découverte récente. Il restera à expliquer par les chercheurs, mais il est certain que ces conséquences devraient conduire à un moratoire et à un renoncement à toute obligation.

Nous vous remercions, Mrs et Mmes les Sénateurs et les Députés, de l’attention que vous prêterez à ce courrier et restons à votre disposition pour toute information complémentaire. Nous vous adressons nos respectueuses salutations.

Dr G Delépine, chirurgien cancérologue et statisticien

Dr N Delépine, pédiatre cancérologue

gerard.delepine@bbox.fr

nicole.delepine@bbox.fr

 

 

 

 

[1]  Sans aucun lien d’intérêt avec associations anti vaccins, ni laboratoires pharmaceutiques.

[2]  http://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20181008/commissions.pdf

[3] Hystérie vaccinale, Gardasil et cancer un paradoxe, éditions Fauves  25 OCT 2018

[4] Soit la Grande bretagne, la Suède et la Norvège ; le Danemark et l’Autriche ont vu leur couverture vaccinale fortement baisser après des complications des vaccins ne peuvent donc pas être analysés; le Portugal et l’Italie qui ont une forte couverture vaccinale ne disposent pas plus que la France de registres nationaux du cancer.

[5] Alejandra Castanon, Peter Sasieni Is the recent increase in cervical cancer in women aged 20–24 years in England a cause for concern? Preventive Med Volume 107 (February 2018) Pages 21-28  https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0091743517304802?via%3Dihub

[6] de 2,7 en 2012 à 4,6 en 2014

[7] Cancer Research UK Cervical Cancer (C53): 1993-2015 ; (-13% pour les femmes âgées de 65 à 79 ans et -10% pour celles de plus de 80 ans)  https://www.cancerresearchuk.org/health-professional/cancer-statistics/statistics-by-cancer-type/cervical-cancer/incidence

 

[8] Nordcan registry of cancer http://www-dep.iarc.fr/NORDCAN/english/frame.asp

[9] Dillner J1, Sparén P2, Andrae B2, Strander B3. [Cervical cancer has increased in Sweden in women who had a normal cell sample]. Lakartidningen. 2018 Jun 5;115. pii: E9FD  www.lakartidningen.se   https://social.easycounter.com/lakartidningen.se

[10] L’incidence du cancer invasif du col de l’utérus a ainsi baissé entre 2007 et 2015 de 6% pour les femmes âgées de 50 à 59 ans (de 14.24 à 13.34), de 4 % pour celles de 60 à 69 ans (12.63 à 12.04,) de 17% pour celles de 70 à 79 ans (de 15.28 à 12.66) et de 12 % pour celles de plus de 80 ans (de 15.6 à 13.68).

http://www-dep.iarc.fr/NORDCAN/english/Graph2l.asp?cancer=212&sex=2&registry=752&sYear=2007&eYear=2015&type=0&age=50&agegr=10&agen=4&orientation=2&grid=1&trend=1&line=2&moving=1&submit=%A0%A0%A0Execute%A0%A0%A0

[11] Nationellt Kvalitetsregister för Cervix cancer prevention (NKCx), http://nkcx.se/templates/_rsrapport_2017.pdf [en suédois]

[12] Nordcan  https://canceraustralia.gov.au/affected-cancer/

[13] Durant cette période les norvégiennes plus âgées, non concernées par la vaccination ont vu leur risque de cancer du col diminuer de 11% (de 16.85 à 14.94).

http://www-dep.iarc.fr/NORDCAN/english/Graph2l.asp?cancer=212&sex=2&registry=578&sYear=2007&eYear=2015&type=0&age=50&agegr=25&agen=1&orientation=2&grid=1&trend=1&line=2&moving=1&submit=%A0%A0%A0Execute%A0%A0%A0

[14] D’après: AIHW 13. AIHW 2017. Cancer in Australia 2017. Cancer series no. 101. Cat. No. CAN 100. Canberra: AIHW.  https://canceraustralia.gov.au/affected-cancer/what-cancer/cancer…

https://www.aihw.gov.au/getmedia/3da1f3c2-30f0-4475-8aed-1f19f8e16d48/20066-cancer-2017.pdf

 

 

Analyse des résultats publiés du Gardasil sur la fréquence du cancer du col de l’utérus. Lettre aux parlementaires

 

 

Rapport pour Messieurs et Mesdames de la Représentation nationale.

 

 G Delépine.  Chirurgien cancérologue, diplômé de statistiques médicales.

 Déclaration d’intérêts : l’auteur précise qu’il n’a aucun lien d’intérêt, ni avec un laboratoire pharmaceutique, ni avec une quelconque association anti vaccinale.

 

 

L’obligation vaccinale française a déclenché une véritable guerre de religion entre ceux qui croient en l‘effet toujours bienfaisant des vaccinations, et ceux qui ne comptabilisent que leurs complications. Afin de dépassionner le débat, je ne présenterai ici que des résultats avérés, officiels et indiscutables extraits des registres officiels et m’abstiendrai dans ce texte de commentaires et hypothèses qui pourraient pourtant permettre de mieux les expliquer.

Après 12 ans de commercialisation du Gardasil et plus de 200 millions de doses vendues, l’examen des registres officiels du cancer permet de tirer un premier bilan objectif d’efficacité anticancéreuse qui se révèle angoissant.

En effet on observe, dans tous les pays qui ont mis en œuvre un programme de vaccination, une augmentation importante et significative de la fréquence des cancers invasifs touchant préférentiellement les groupes les plus vaccinés.

Cette fréquence est exprimée en incidence brute (nombre de nouveaux cas annuel pour 100 000 femmes) et en incidence standardisée (incidence brute ramenée à une population mondiale « standard » corrigeant ainsi les variations dues aux différences démographiques d’une période à l’autre ou d’un pays à l’autre) permettant de comparer l’évolution entre les pays.

En Australie, premier pays à organiser la vaccination pour les filles (dès 2007) puis pour les garçons (2013), d’après l’Australian Institute of Health and Welfare[1], l’incidence standardisée dans la population globale n’a plus diminué depuis la vaccination. Cette stabilisation globale résulte de deux tendances contradictoires qui n’apparaissent qu’à l’examen des évolutions selon les groupes d’âge. Les femmes des groupes d’âge vaccinés ont vu leur risque augmenter fortement :100% d’augmentation d’incidence pour celles de 15 à 19 ans (de 0.1 en 2007 à 0.2 en 2014), 113% d’augmentation (de 0.7 à 1.5) pour celles de 20 à 24 ans vaccinées alors qu’elles avaient entre 13 et 17 ans, et 33% (de 5.9 à 8 pour le groupe 25-29 et de 9.9 à 13.2 pour celles de 30-34) pour celles de 25 à 34 ans moins vaccinées, car seulement exposées aux vaccinations « de rattrapage ». Durant la même période, les femmes plus âgées (et donc non vaccinées) ont vu leur risque diminuer : -17% pour les femmes de 55 à 59 ans (de 9.7 à 8.1), -13% pour celles de 60 à 64ans (de 10.3 à 8.9), -23% pour celles de75 à 79 ans (de11.5 à 8.8) et même -31% pour celles de 80 à 84 ans (de 14.5 à 10).

La Grande Bretagne a organisé la vaccination pour les filles de 12 à 13 ans avec un rattrapage pour les 14-18 ans dès 2008. Les promoteurs de la vaccination s’attendaient à ce que les taux de cancer du col chez les femmes âgées de 20 à 24 ans diminuent à partir de 2014, à mesure que les cohortes vaccinées entraient dans leur deuxième décennie. Cependant en 2016, les statistiques nationales ont montré une augmentation brutale et importante du taux de cancer du col utérin dans ce groupe d’âge d’autant plus inquiétante que l’incidence standardisée dans la population globale a tendance à réaugmenter depuis la vaccination passant de 9.4 en 2007 à 9.6 en 2015. Dans ce pays l’analyse par groupe d’âge révèle des évolutions très contrastées[2]. Les anglaises de 20 à 24 ans qui constituaient la cible préférentielle de la campagne de vaccination ont vu leur incidence de cancer doubler de 2007 à 2015 (de 11 à 22) après une augmentation de 70% entre 2012 et 2014[3], alors les femmes de 25 à 34 ans (moins vaccinées car seulement exposées aux vaccinations « de rattrapage ») ont vu leur risque augmenter de 18% (de 17 en 2007 à 20 en 2014). Les femmes plus âgées, non vaccinées ont vu leur risque diminuer (-13% pour les femmes âgées de 65 à 79 ans et -10% pour celles de plus de 80 ans).

MEME PHENOMENE PARADOXAL EN SUEDE

En Suède, le Gardasil est utilisé depuis 2006 et le programme de vaccination a été généralisé en 2010 avec une couverture vaccinale des adolescentes âgées de 12 ans de près de 80%. En 2012–2013, avec un programme de rattrapage, la quasi-totalité des jeunes filles de 13 à 18 ans étaient vaccinées.

Dans ce pays, l’incidence standardisée du cancer du col de l’utérus a augmenté progressivement depuis la vaccination passant de 9.6 en 2006, à 9.7 en 2009, 10.3 en 2012 et 11,49 en 2015.   Cet accroissement est presque exclusivement dû à l’augmentation de l’incidence des cancers invasifs chez les femmes de 25 à 49 ans (11 en 2006 versus 17 en 2015) groupe d’âge qui inclus toutes les vaccinées L’incidence du cancer invasif du col de l’utérus a augmenté de 19% chez les femmes de 20 à 29 ans (de 6.69 à 8.01), de 47% chez celles de 30 à 39 ans (de 14.78 à 21.81) et de 40 % chez celles de 40 à 49 ans (de 14.68 à 20.50).

A l’opposé, en Suède comme en Australie et comme en Grande Bretagne, une diminution de l’incidence de cancer invasif a été observée chez les femmes de plus de 50 ans, groupe qui n’a pas été concerné par le programme de vaccination. L’incidence du cancer invasif du col de l’utérus a ainsi baissé entre 2007 et 2015 de 6% pour les femmes âgées de 50 à 59 ans (de 14.24 à 13.34), de 4 % pour celles de 60 à 69 ans (12.63 à 12.04,) de 17% pour celles de 70 à 79 ans (de 15.28 à 12.66) et de 12 % pour celles de plus de 80 ans (de 15.6 à 13.68).

 

En Norvège, depuis la vaccination, le registre du cancer montre une augmentation de l’incidence standardisée du cancer invasif du col de l’utérus de 12.2 en 2009, à 13.2 en 2012 et 14.3 en 2015.

Cette augmentation est due presque exclusivement aux jeunes femmes qui regroupent toutes celles qui ont été vaccinées ainsi qu’en témoigne la forte diminution de l’âge moyen de survenue du cancer du col passé de 48 ans en 2002 -2006 à 45 ans en 2012-2016.

Entre 2007 et 2015 l’incidence du cancer invasif du col de l’utérus a augmenté de 8% chez les femmes de 20 à 29 ans (de 7.78 à 8.47), de 65% chez celles de 30 à 39 ans (de 16.92 à 28.11) et de 50 % chez celles de 40 à 49 ans (de 19.62 à 29.56).

Durant la même période une diminution de l’incidence du cancer invasif a été observée chez les femmes plus âgées qui n’ont pas été concernées par le programme de vaccination :  -11% pour les femmes âgées de 55 à 64 ans (15.47 à 13.7), -16% pour celles de 65 à 74 ans (17.7 à 14.71) et -29% pour celles de 75 à 85 ans (18.39 à 13). Résultats semblables à ceux de l’Australie de la Grande-Bretagne et de la Suède.

 

Aux USA, d’après le Cancer Statistics Review 1975-2015 [4] l’incidence standardisée du cancer invasif du col avait diminué de 33% entre 1989 et 2007 (de 10.7 à 6.67) avant la commercialisation du Gardasil, mais ne diminue plus (+0.1) depuis la vaccination. Dans ce pays où la couverture vaccinale est moins élevée que dans les pays précédents (proche de 60%,) on observe la même discordance selon les groupes d’âge mais d’amplitude moindre : les femmes de plus de 50 ans, qui ont échappé à la vaccination bénéficient d’une diminution de 5% de leur risque (de 10.37 en 2007 à 9.87 en 2015), tandis que les femmes plus jeunes, qui regroupent les vaccinées, ont vu leur risque augmenter de 4% (5.24 en 2007 à 5.47 en 2015).

L’évolution de ces pays à forte couverture vaccinale peut être comparée à l’évolution constatée en France métropolitaine où la couverture vaccinale anti HPV est très faible (environ 15%) et qui peut être considérée pour cette raison comme un pays témoin. En France[5], l’incidence du cancer du col de l’utérus a constamment diminué passant de 15 en 1995 à 7,5 en 2007, 6,7 en 2012 et 6 en 2017. Cette diminution de l’incidence s’est accompagnée d’une diminution de la mortalité de 5 en 1980 à 1,8 en 2012 et 1,7 en 2017.

Ainsi dans tous les pays qui ont atteint un taux de couverture vaccinale anti HPV élevée, les registres officiels du cancer révèlent une augmentation de l’incidence des cancers invasifs du col de l’utérus, qui apparaît 3 à 5 ans après le début de la campagne de vaccination et qui affecte exclusivement les groupes d’âge qui ont été les plus vaccinés.

Dans ces mêmes pays, durant la même période les femmes plus âgées, qui n’ont pas été vaccinées, ont vu leur risque de cancer du col poursuivre sa diminution. De même, en France métropolitaine, pays à faible taux de couverture vaccinale, l’incidence du cancer du col continue de décroitre à un rythme comparable à celui de la période pré vaccinale.

Ce risque de faciliter le cancer additionné aux effets secondaires connus enlève toute légitimité à cette vaccination, Les défenseurs du vaccin plaident pour la rareté supposée des « effets indésirables », mais peuvent-ils aussi prétendre que l’objectif officiel de la vaccination, diminuer l’incidence du cancer du col a encore des chances d’être atteint ?

Catastrophe sanitaire avérée. Peut-on éviter un nouveau scandale ?

L’augmentation du risque de cancer du col constatée dans tous les pays à forte couverture vaccinale constitue d’ores et déjà une catastrophe sanitaire qui justifie de diligenter en urgence des études complémentaires par des acteurs indépendants pour expliquer ce résultat paradoxal et de suspendre immédiatement la recommandation de ce vaccin.

En l’absence de mesures de précaution fortes, cette catastrophe sanitaire risque de se transformer en scandale sanitaire. Après les scandales du Vioxx, du Médiator, des pilules de dernière génération et les pantouflages éthiquement condamnables de la directrice du CDC américain et d’un président de l’EMA, la confiance de la population dans les dirigeants des agences sanitaires et les ministres de la santé accusés d’être trop sensibles aux discours des firmes pharmaceutiques, est fortement ébranlée.

Ce ne sont pas des réponses évasives des experts officiels aux inquiétudes des famille des jeunes victimes qui pourront la rétablir [6]  [7].Ni non plus l’attitude du CDC américain qui continue de faire la promotion du vaccin pour les filles et les garçons suivant ainsi l’exemple du capitaine du Titanic négligeant les avertissements et commandant « plus vite » Cette surdité aux résultats avérés et aux appels de prudence des experts indépendants constitue un argument majeur des anti vaccins qui soulignent à juste titre les passe-droits invraisemblables qui ont entouré les essais[8] puis la mise sur le marché précipitée[9] du Gardasil sans preuve d’efficacité sur la maladie qu’il était censée traiter et qui sont à l’origine de la catastrophe actuelle.

Il est temps que les politiques ne soient plus dupes d’experts aux conflits d’intérêts prédominants. Si vous ne refusez pas l’amendement qui vise à rendre obligatoire le Gardasil, que direz-vous aux familles des filles comme Sarah Tait, mortes de cancer du col après la vaccination qui devait éviter ce calvaire, quand elles apprendront que c’est peut-être la vaccination qui a été responsable ? Cette responsabilité sera, à l’évidence, très difficile à assumer.

En attendant les résultats d’études approfondies indispensables pour préciser les raisons de cet échec avéré du Gardasil, le principe de précaution exige de ne plus recommander, ni de faciliter, et encore moins d’imposer ce vaccin et d’arrêter de financer les publicités trompeuses voire mensongères afin de permettre à chaque citoyen d’évaluer librement le rapport bénéfice/ risque de la vaccination

« Ceux qui ne savent pas ont le devoir d’apprendre »

« Ceux qui ont le privilège de la connaissance ont le devoir d’agir » Albert Einstein

 

[1] Australian Institute of Health and Welfare (AIHW) 2017 Australian Cancer Incidence and Mortality (ACIM) books : cervical cancer Canberra : AIHW. <Http ://www.aihw.gov.au/acim-books>.

[2] Web content : Cancer Research UK, https://www.cancerresearchuk.org/health-professional/cancer-statistics/statistics-by-cancer-type/cervical-cancer/incidence?, statistics Accessed 09] [2018].

[3] A Castanona et al Is the recent increase in cervical cancer in women aged 20–24 years in England a cause for concern? Preventive Medicine Volume 107, February 2018, Pages 21-28

[4]https://seer.cancer.gov/archive/csr/1975_2014/results_merged/sect_05_cervix_uteri.pdf#search=cervix%20cancer%20incidence

[5] Francim, HCL, www.Santé publique France, INCa. Projections de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine en 2017 – Tumeurs solides [Internet]. Saint-Maurice : Santé publique France [mis à jour le 02/01/2018 ; consulté le 09/05/2018 https://www.santepubliquefrance.fr

[6] A Castanona et al Is the recent increase in cervical cancer in women aged 20–24 years in England a cause for concern? Preventive Medicine Volume 107, February 2018, Pages 21-28

[7] Également très lié aux laboratoires commercialisant les vaccins

[8] Examen selon une procédure fast track injustifiée par la maladie, utilisation de critères substitutifs dont la pertinence n’était pas connue, puis définition à postériori de la population choisie pour juger l’essai…

[9] En 9 mois record absolu à l’époque

BUREAUCRATIE, mammouth, INCa , cancer, liberté de soigner, RCP, dermatologie Besançon

lire  dans agoravox la totalité de l’article décrivant le mammouth bureaucratique  (volet 2) premier volet sur agoravox delepine

 

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-bureaucratie-etouffe-le-systeme-205363

 

La bureaucratie étouffe le système de santé. Agences sanitaires et liberté de soigner, INCa, ANSM etc. Volet 2

 

voici le paragraphe concernant l’INCa, institut national du cancer créé en 2003  ET QUI DEPUIS CETTE PERIODE BLOQUE TOUTE INITIATIVE DANS CE DOMAINE

 

L’Institut National du Cancer (INCa) [11]. [12]

Classé par le ministère dans le secteur « prévention », il joue pourtant un rôle capital dans le traitement du cancer en France. Depuis sa création et au fur et à mesure du développement de ses missions, on est passé en France d’une médecine individuelle, fruit de la relation médecin patient fondé sur le colloque singulier à une médecine collective revendiquée par les instances ministérielles qui en ont décidé sans les patients, ni les médecins. L’Inca via les plans cancers successifs impose de fait le monopole de la prise en charge des cancéreux, au détriment de la liberté « thérapeutique » et du meilleur choix de traitement par le médecin pour son patient. Il viole ainsi l’indépendance du médecin inscrit dans le code de déontologie, tout en lui laissant sa responsabilité individuelle en cas de procès.

Comment est-ce acceptable. Il dépossède de plus le malade de son propre choix parmi l’éventail des solutions, car que ce soit en ville ou en public, tous les acteurs du traitement du cancer, médecins cancérologues, chirurgiens, radiothérapeutes sont soumis aux diktats de cette agence nommée par le gouvernement, et obligés d’appliquer les ordres (appelés « recommandations »). Nos diplômes ne valent plus rien devant cette dictature de l’INCa dont l’application des référentiels et inclusions dans les essais, études pivots ou « protocoles » est validée par la HAS et contrôlés par les ARS. En cas de « désobéissance » d’un médecin, s’il est installé en libéral, il perdra son autorisation de pratiquer la cancérologie, lui ôtant de fait son droit d’exercer et s’il est hospitalier, il sera exclu, via le chef de pôle, l’ARS locale et le centre national de gestion qui entérinera les desiderata de l’agence de santé. Le médecin reconnu coupable « d’incapacité à travailler en collectivité » ne pourra plus, de fait exercer son métier de cancérologue et seulement se réfugier dans l’accompagnement que d’autres que lui font aussi bien. Que de compétences, de savoir-faire perdus !

Si l’ensemble de l’établissement où se tient la réunion de concertation multidisciplinaire ne respecte pas les « quotas » imposés par les décrets de 2007 sur l’application des lois sur l’exercice de la cancéro-hématologie des plans cancer, l’interdiction pour l’établissement de poursuivre la spécialité cancérologie tombera avec le refus d’accréditation. Les quotas portent par exemple sur le nombre de prostatectomies pratiqué par un service de chirurgie urologique par an. Si le service a réalisé moins que le nombre annuel d’interventions exigées, il perdra son autorisation l’année suivante s’il n’a pas corrigé la situation. Cachez votre prostate en novembre ou décembre car le directeur fait trop souvent pression sur les chirurgiens pour inciter à la chirurgie (plutôt que la radiothérapie ou l’expectative discutées autrefois) afin de conserver son autorisation d’ouverture de la structure. Il y a des quotas pour le nombre de malades soignés par radiothérapie, ou le nombre de séances de chimiothérapie ambulatoire etc…La politique fusion- acquisition est largement favorisée par ces quotas aboutissant à la fermeture des petits établissements les plus humains et bien souvent les plus sûrs. L’argument du «  plus on en fait mieux on le fait  » avancée pour justifier ces quotas n’est guère crédible car ils sont calculés par établissement et non pas par praticien ; un gros centre où travaille dix spécialistes pourra facilement dépasser le seuil minimal qu’un petit établissement ne pourra atteindre.

Ainsi cette agence du cancer impose le monopole du traitement du cancer via les agréments des centres et des services qui imposent que tout patient atteint de cancer soit pris en charge par ce circuit UNIQUE. Les Réunions de Concertation Pluridisciplinaires (fameuses RCP qui dictent le « protocole ») imposent les traitements toujours au profit de « l’innovation » supposée automatiquement synonyme de progrès. Pratique imposée aux dépens des patients souvent privés des schémas de traitement rodés, démontrés efficaces, dont on connait les avantages et inconvénients, mais qui rapportent peu. Bien souvent les patients et les jeunes médecins ne savent même plus que ces traitements existent et sont perdus quand on leur explique la toxicité et trop faible efficacité des nouvelles drogues (thérapies ciblées et/ou immunothérapie). « Alors dois-je me laisser mourir ? » Non demandez les traitements éprouvés qui guérissaient plus de la moitié des malades atteints de cancer et plus de trois quarts des enfants cancéreux en 1985… Certes, un autre siècle. Les plus jeunes doivent relire les vieux articles publiés dans les revues à comité de lecture, non corrompues à cette époque. Pas assez souvent accessibles en intégralité sur internet, ce serait œuvre de salubrité publique d’obtenir des bibliothèques internationales qu’elles les affichent sur leur site et que l’accès en soit gratuit.

L’innovation essentiellement basée sur les recherches en génétique, largement subventionnées par l’agence, privilégie les nouvelles molécules dites innovantes qui seront inscrites sur la liste dérogatoire (liste en sus)[13] qui coûte 3 Milliards d’€ / an à la sécurité sociale pour les drogues et 2 milliards d’€/an pour les matériaux dits innovants. Ainsi la sécu paie le « cœur artificiel « en essai » afin que plus tard la société qui le commercialise touche les dividendes. Pas belle la vie ?

« Placé sous la tutelle des ministères chargés de la santé et de la recherche, « il fédère l’ensemble des acteurs de la lutte contre le cancer en France  ». Malheureusement tous ses membres sont choisis par le pouvoir dans le petit cercle des amis[14] parmi lesquels on organise des échanges de siège dont témoignent les fonctions de responsabilité successives ou concomitantes de notre ministre actuelle de la santé : présidente du conseil d’administration de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) de 2008 à 2013, membre du Comité à l’énergie atomique de 2009 à 2015, membre du conseil d’administration de l’Institut national du cancer en 2009, avant d’en être présidente de mai 2011 à février 2016, puis présidente de la Haute Autorité en Santé. L’INCa est une structure non démocratique qui impose par la loi sa gestion et les traitements du cancer en France. Ambition affichée : « contribuer à diminuer la mortalité par cancer en France et améliorer la qualité de vie des personnes atteintes d’un cancer ».[15] En pratique cette agence (initialement prévue pour 4 ans) n’a amélioré ni la survie, ni la qualité de vie des cancéreux.

Budget de l’agence du cancer : recettes 2016 : 75,8 millions d’€ (dotations de l’État (ministères de la Santé et de la Recherche) 69,4 millions d’€). [16] L’INCa est un GIP groupement privé-public, d’où interférence des intérêts privés dans la gestion du cancer en France et nombreux conflits d’intérêt (assumés par sa directrice de 2011 à 2015, actuelle ministre de la santé qui a prétendu publiquement que les experts sans liens d’intérêt ne sont pas compétents). Nos impôts financent l’agence public-privé ! LOGIQUE ?

Les dépenses de l’INCa en 2016 : 91 millions d’euros, dont les deux tiers ont bénéficié directement à des partenaires sous forme de subventions (dépenses d’intervention). 62 M€ consacrés à des subventions. Subventions les plus significatives allouées en 2016 : appels à projets libres en biologie et sciences du cancer (18,8 M€), en recherche translationnelle (4,7 M€), en sciences humaines et sociales et épidémiologie (3,6 M€), financement des cancéropôles (7,4 M€), des registres (5,9 M€), des SIRIC (5,4 millions d’euros), des CLIP² (2,7 M€)[17], soutien aux plateformes de biologie moléculaire (2,5 M€).

Charges de fonctionnement : 14,9 millions d’euros, dont 5,4 millions d’€ directement liés aux campagnes d’information des publics (production, diffusion), dans lesquels les professionnels de terrain n’ont rien à dire, ne sont pas consultés) 2 millions d’euros à diverses études dans le domaine du cancer (ICGC, évaluation des programmes de dépistage, VICAN 5…), et 0,8 M€ au recours à l’expertise externe (indemnisations et frais de missions).

 Les charges liées au fonctionnement propre de l’Institut (loyer et charges, maintenances, informatique, télécommunications…) s’élèvent 5M€. »

L’INCa impose les traitements via les recommandations et « protocoles » pour chaque type de cancer, théoriquement en coordination avec la Haute autorité de santé (HAS), mais chacun n’a -t-il pas son pré carré ? [18]Mais ce sont les agences régionales de santé (ARS) qui vont venir inspecter les services et établissements tous les quatre ans pour vérifier le nombre de patients inclus dans les « protocoles ». Si vous en avez moins de 70% gare à la punition. Et tant pis si certains de vos patients auraient eu plus de chance de survie avec une autre stratégie thérapeutique. En gros, les établissements et médecins sont obéissants, car selon de nombreux collègues « terrorisés ». Rassurant !

Et si vous l’expliquez et vous plaignez pour perte de chance de survie de vos malades, ce sera vous le vilain petit canard qui sera sermonné par l’ARS et suspendu, ou plus, par le conseil de l’Ordre au service du nouvel Ordre médical. Le cas du PR Humbert est explicite. Lisez et signez la pétition de ses patients scandalisés[19] comme celle du Dr Djikeussi[20]. C’est l’ARS et /ou l’Inca qui choisit ses alliés, affidés qui vont casser services et praticiens au gré de leurs choix.

« Le professeur estime que tout a commencé en 2014-2015. « À ce moment-là, tout allait bien, j’étais chef de service depuis vingt-cinq ans, j’avais réussi à faire de Besançon le plus grand service de dermatologie de France, on avait créé un laboratoire universitaire et un centre de recherche reconnu internationalement. »

C’est à cette époque, dit-il, qu’il a eu connaissance de « plaintes » de malades. « Je me suis impliqué et j’ai effectivement constaté de graves dysfonctionnements dans certaines unités » du service. C’est là, dit-il, qu’aurait débuté « la conjuration » menée par « certains collègues ». Un « harcèlement » qui aurait pris plusieurs formes : « On m’a supprimé ma secrétaire, on a retiré les chaises installées en face de ma salle de consultation pour les patients. Je n’ai plus d’internes… »

Une « cabale » qui l’a conduit à démissionner de son poste de chef de service… « C’était le plus grand service de dermatologie de France. C’est devenu le plus petit. »[21]

 

Nous avons en 2014 publié un manifeste pour la liberté de soigner[22] signé par plus de 2000 médecins, mais toutes ces tentatives dont nous ne citons que quelques exemples restent sans réponse. Probablement que patients et soignants ne sont que des riens… Sans parler de la CPAM qui harcèle certains médecins qui veulent encore soigner à l’ancienne, humainement comme récemment le Dr M Finaud.[23]

En résumé, citoyens et patients putatifs et malades actuels doivent bien comprendre la perte de la liberté de soigner individuellement et que les décisions collectives aidées de l’ordinateur, prises en série (parfois plus d’une trentaine en une soirée après une lourde journée de travail) ne garantissent en rien la qualité du choix du protocole. Elles ont de toute façon perdu toute humanité, toute adaptation à la personne particulière absente de même que son médecin traitant de la discussion. L’INCa décide, l’ARS et la HAS vérifient, le CNG [24]entérine les licenciements, les spécialistes et leur savoir-faire disparaissent.

Une particularité : soins et recherche sont confondus, le malade ne sait plus si on le soigne ou s’il sert de cobaye, ce qui lui est souvent très désagréable et viole la base éthique des essais thérapeutiques, le consentement éclairé. Notons que « l’Institut gère, par ailleurs, pour le compte de la direction générale de l’offre de soins (DGOS), le PHRC-K (programme hospitalier de recherche clinique en cancérologie), le PRME-K (Programme de Recherche Médico-Economique en Cancérologie) et le programme de recherche translationnelle en cancérologie (PRT-K). »[25]

Confusion des taches, superposition des fonctions, opacité, in fine paralysies. Aucune amélioration du pronostic des différents cancers enfants adultes apportés par les plans cancers successifs après plus de 15 ans d’existence. Et si on laissait les soignants soigner, les chercheurs chercher ? La confusion des métiers dans le but de favoriser la sacrosainte innovation n’a fait que complexifier les taches de chacun. On n’est pas clinicien chercheur sans privilégier un coté de la lame du couteau. Combien vos médecins ont-ils de publications basées sur la clinique ? Aucune, car elle ne compte pas dans votre liste de titres et travaux qui vous permettra d’avoir un poste titulaire. Moralité, les nouveaux médecins font des tests fournis par l’ARS pour diagnostiquer une rougeole… Ils feraient mieux d’appeler leur grand-mère à la rescousse.

 

 

 

 

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Messieurs, si vous voulez vivre heureux, n’écoutez pas les sirènes (marchandes) du dépistage du cancer de la prostate

Après avoir obtenu la très contestée obligation vaccinale la plus large d’Europe, les « lobbys des soins discutables » et souvent inutiles, s’agitent de nouveau pour réclamer « une politique de diagnostic précoce du cancer de la prostate », dont la nocivité doublée d’inefficacité, est pourtant bien établie depuis plus de 10 ans par toutes les agences du monde chargées du dépistage.

Une fois de plus et les articles qui influencent les décisions médicales s’affichent dans la grande presse, sans droit de réponse ni controverse, pour tromper les citoyens dont la formation médicale est en générale restreinte aux émissions tv qui relèvent de la même volonté de propagande pour des soins trop souvent contestables.

Guy Vallancien, membre de l’Académie de médecine, croit à l’utilité du dépistage du cancer de la prostate et c’est son droit. Mais il ne s’agit pas de foi, mais de science et au moins de démonstration solide. Son devoir d’académicien, mis en référence comme argument d’autorité, aurait dû l’inciter à présenter le dépistage objectivement, avec ses avantages et ses inconvénients, selon l’état actuel de la science et en précisant les multiples sources, et pas seulement une étude qui va dans son sens si on ne la décortique pas3. Malheureusement, le moins qu’on puisse dire de son plaidoyer sur les « bienfaits du diagnostic précoce » est qu’il manque d’objectivité et de retenue.

  • Faits avérés concernant le dépistage systématique du cancer de la prostate par PSA (dosage sanguin du Prostate Spécifique Antigène, marqueur non spécifique du cancer)

 

LIRE LA SUITE SUR   http://www.dur-a-avaler.com/depistage-du-cancer-de-la-prostate-entre-mensonges-et-propagande/    ARTICLE DE FEVRIER 2018

 

Liberté de soigner, suppression du joug des agences et retour à la médecine d’Hippocrate, c’est possible !

A la suite de la parution de la « face cachée des médicaments  » Frédérique Ahondt avait publié cette interview qui résume notre parcours de médecin et que je vous invite à lire.

Effectivement en raison du hold-up de la médecine par la bureaucratie, les médecins ne sont plus libres de leurs prescriptions, enfermés dans des injonctions des agences de santé, bras armé du ministère. Ils doivent obéir au risque, en cas de désobéissance d’être jetés, diffamés et in fine interdits de soigner. Certes, de nombreux médecins amoureux de leur métier, tentent de résister, sont sur le fil du rasoir, mais nous sommes robotisés et il faut prendre ces nouvelles conditions en compte dans la « confiance » qu’on peut accorder aux prescriptions, surtout celles dans le cadre de « protocoles » très formatés dans lesquels vos docteurs n’ont plus grand chose à dire, malgré leurs efforts.

 

« Quels conseils pourriez-vous donner aux personnes qui doivent affronter l’épreuve d’une maladie grave?

Il y a quarante ans, je vous aurais répondu : « Faites confiance aux médecins ! ». Maintenant, il faut être extrêmement vigilant. Lorsqu’un médecin vous prescrit un traitement ou qu’il vous donne un médicament, il faut lui demander pourquoi il vous propose celui-ci plutôt qu’un autre… Surtout concernant les nouveaux médicaments. Connaît-il suffisamment les effets secondaires ? Est-il suffisamment informé ? Je crois qu’il est absolument nécessaire d’interroger les médecins et de se prendre en mains. Si on reste passif… On est fichu ! Dans notre service, je le vois bien, nous avons beaucoup de chance. Les patients que nous avons sont des personnes intelligentes qui ont réfléchi et ne sont pas restées « dans le moule » en acceptant « qu’il n’y avait plus rien à faire »… Il faut que les gens se battent, qu’ils cherchent, qu’ils lisent des études, deux ou trois articles, qu’ils se renseignent. Chacun peut trouver autour de lui des sources d’informations : Internet, un ami ou un médecin de confiance, des personnes ayant fait quelques études ou des recherches sur le sujet, pour aider à faire le tri. On demande au patient d’être acteur de son traitement, pas d’être « le gogo qui accepte tout ». Il ne doit pas hésiter à discuter, pour comprendre. Dans le cadre des essais thérapeutiques par exemple, il ne faut pas que le consentement éclairé soit une vaste fumisterie… Une véritable information doit être donnée. Pas en dix minutes ! Le patient doit être averti des risques et des effets secondaires et le médecin ne doit pas se retrancher derrière l’excuse « qu’il n’y a rien d’autre à faire » et que « tout le monde fait pareil en France ou en Europe ». Ce genre de discours, c’est celui du monopole et de la pensée unique que les puissants veulent imposer à la médecine.
 Souvent, lorsque les parents des petits patients me remercient parce que leur enfant est tiré d’affaire, je leur dis que ce sont eux qui ont sauvé leur gamin… Pas moi ! Ce sont eux qui ont réagi et sont allés chercher ce qui se faisait ailleurs. Ce sont eux qui ont d’abord sauvé leur enfant. Nous, nous leur avons donné des outils…

 » Dans votre livre, vous démontrez le poids financier écrasant des firmes pharmaceutiques. Malgré ce pouvoir économique considérable, pensez-vous qu’il y a un réel espoir pour la médecine de demain ? Que les choses vont changer ?

Je suis plutôt optimiste… Sinon, je ne ferais pas de la cancérologie ! Oui, je pense qu’il y a de l’espoir. Les gens finiront par prendre les choses en mains. On sent bien que les choses bougent… L’impérialisme du fric, le « tout fric » de notre petit occident va forcément exploser. Il y a beaucoup de médecins qui ont envie d’exercer leur métier honnêtement, proprement, mais on ne leur en donne pas les moyens. Ce n’est pas eux qui détiennent le vrai pouvoir. Malheureusement, il y a une petite proportion de gens qui détiennent le pouvoir économique, politique, et celui d’imposer aux autres leurs décisions et leurs façons de faire. Il suffirait de parvenir à faire sauter cette chape de plomb des 10 à 15 % de décideurs et de laisser les médecins soigner et prescrire en leur âme et conscience. Il faudrait arrêter de multiplier toutes ces instances, supprimer les 20.000 agences, etc. Nous faisons quinze années d’étude pour nous entendre dire : « Appliquez ce que l’on vous dit d’en haut ». Pas besoin de faire quinze années de médecine pour ça… Juste un bon ordinateur pour nous dire ce que nous devons faire ! 
Effectivement nos enseignants sont devenus des machines à vendre des médicaments, mais cela peut cesser s’il y a une volonté suffisante pour que cela cesse. On pourrait peut-être aussi essayer de nommer les gens sur des critères plus intelligents que sur le nombre de publications qu’ils ont fournies… Changer les critères de nomination pour en revenir à la clinique. En quelques années seraient nommées des personnes qui seraient des médecins et pas des marchands. Tout ceci est soluble. Cette évolution suivra celle de la société. Il suffirait juste de faire sauter le bouchon de la Pensée Unique, celle qui bloque nos sociétés et empêche aussi les scientifiques de travailler librement. »

propos recueillis par Frédérique Ahondt

 lire la totalité de l’interview sur   http://www.neosante.eu/dr-nicole-delepine-les-medecins-sont-devenus-des-marchands-de-medicaments/     car notre combat reste le même !